Des couilles dans la tête

Qu’est-ce qui a pu bien se passer dans la tête d’un type aussi important que Dominique Strauss-Khan (DSK pour les intimes) pour qu’il passe du jour au lendemain de la suite majestueuse d’un palace new-yorkais à une cellule d’un établissement pénitencier américain parmi les malfrats miteux, les dealers à la petite semaine et les délinquants sans envergure.

Le président du Fonds Monétaire International, candidat présumé à l’élection présidentielle française, était connu pour son attirance, appelons les choses par leur nom, pour le sexe. Pas besoin d’avoir fait une maîtrise en science politique pour être au courant.

Sachant ça, le bonhomme qui dirigeait les destinées économiques du monde et qui briguait le poste de président de la république aurait dû savoir se tenir loin des femmes, surtout celles de chambres, pour être au-dessus de tout soupçon et avoir des chances de prendre un jour la place de Sarkozy. En bon socialiste soucieux de l’égalité entre les sexes, il aurait dû demander un homme pour faire le ménage. Connaissant ses tendances à penser avec sa bite plutôt qu’avec sa tête, il aurait pu prévenir ses mauvais coups en exigeant exclusivement du personnel féminin du troisième âge autour de lui, il y en a de très expérimenté dans tous les domaines. Ayant l’habitude de vivre au-dessus de nos moyens, il avait certainement assez de liquide, c’est le cas de le dire, pour se payer une professionnelle de luxe pour assouvir ses pulsions et lui éviter une plainte au poste de police le plus proche.

Mais, me direz-vous, DSK est peut-être aussi innocent. Il est peut être tombé dans un piège. On lui a peut-être envoyé intentionnellement une jeune femme à l’heure de la douche. Des gens qui auraient intérêt à voir le coquin dans le pétrin ont peut-être monté le coup pour qu’il tire le sien et que ça se retourne contre lui. Sa présumée victime a peut-être décidé de profiter de l’occasion pour arrondir ses fins de mois.

D’un côté, il y a une sordide affaire de viol, de l’autre un bonhomme, tout important soit-il, avec un historique douteux de séduction de mononcle libidineux. S’il aspirait à de grandes destinées, le sexagénaire, qui, je vous le rappelle, n’est pas une maladie, aurait dû toujours penser avec sa tête. Pas avec ses couilles.

Chronique publiée dans BRANCHEZ-VOUS.

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A propos Pascal Henrard

Homme de mots. Auteur (HURTUBISE, ISATIS, PHOENIX). Chroniqueur (HUFFINGTON POST). Blogueur et collaborateur (URBANIA). Concepteur-rédacteur. Blogue-trotteur. Franco-fun. Vous trouverez ici les traces de mes divers écrits et contributions.
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