Huffington Post : parce que ça me tente aussi

En décembre, lorsqu’on a annoncé l’arrivée du Huffington Post au Québec, un virulent débat a fait rage dans le microcosme blogosphérique et le milieu journalistique.

Le nouveau média allait employer ou plus exactement, selon certains commentaires, «exploiter» des blogueurs NON RÉMUNÉRÉS!

Il faut savoir que le Huffington Post est un succès phénoménal aux États-Unis, entre autres grâce à ses blogueurs, et qu’il a été vendu par Ariana Huffington, sa propriétaire, 315 millions à AOL, une gigantesque entreprise elle aussi étatsunienne.

Ark!

Des gens avaient accepté de travailler avec PAS DE SALAIRE!

Ouache!

Pour des multimillionnaires étatsuniens.

Re-ouache!

Des commentateurs/journalistes qui n’avaient pas interrogé les blogueurs pressentis par le Huffington Post Québec avant d’écrire leurs diatribes parlaient pêle-mêle d’exploitation, de bénévolat, d’esclavagisme, de profiteurs, de vilains capitalistes, de méchants médias américains,…

Les commentaires virulent et outrés ont eu raison de la participation de quelques blogueurs vedettes qui ont préféré ne pas embarquer dans ce nouveau projet plutôt que d’affronter une controverse menée à fond de train par une poignée de gens associés la plupart du temps à des médias traditionnels et qui voyaient d’un mauvais œil l’arrivée de ce nouveau joueur dans un si petit marché.

Je trouve qu’il faut se réjouir de cette nouveauté. Ça va peut-être donner aux bons vieux médias l’envie de se réinventer. Cela donnera peut-être aussi un coup de fouet aux plumitifs de la presse écrite qui n’en finissent plus de se questionner sur leur raison d’être. Je pense que face à la concentration scandaleuse des médias, la venue d’une autre voix enrichira la diversité des points de vue. Et je me dis enfin sans doute naïvement qu’une tribune qui veut se faire entendre est toujours bonne à prendre pour ceux qui ont quelque chose à dire.

Dès que Patrick White, éditeur et rédacteur en chef du Huffington Post, m’a proposé en décembre dernier de prêter ma plume à ce nouveau projet, je lui ai dit oui.

Pourquoi?

Parce que ça me tente.

Peut-on des fois faire des choses parce que ça nous tente?

Je continuerai ma collaboration régulière avec Branchez-vous ainsi qu’avec mes amis d’Urbania où vous me retrouverez entouré de blogueurs d’exception et de contenu toujours aussi exclusif.

Je rappelle que ni ici, ni là, ni ailleurs, je ne suis journaliste. J’écris, parce que j’aime ça. S’il y en qui me lisent, tant mieux.

Et désormais, vous pourrez aussi me lire dans le Huffington Post Québec.

Parce qu’on ne peut pas empêcher une plume éprise de liberté de vouloir s’envoler…

About these ads

À propos de Pascal Henrard

Homme de mots, d'idées et de contenu. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
Ce contenu a été publié dans Huffington Post, Personnel, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Huffington Post : parce que ça me tente aussi

  1. Ping : “Arianna qui?” | Arnaud Granata, le blogue des influences montréalaises

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s