La préparation du supporter

Partout, on ne parle que des équipes, des tactiques, des joueurs, des entraîneurs, même de la condition physique des arbitres, mais on parle peu de l’amateur de ballon rond communément appelé « le supporter » qui, par milliards, suit avec passion cette Coupe du monde et, en moindre nombre, ce blogue.

C’est pourquoi nous allons consacrer cette avant-dernière chronique (hé oui la finale approche et la fin n’est pas loin) à sa préparation mentale et physique.

Voici quelques trucs et conseils pour aborder le match de demain en pleine possession de vos moyens.

Tout d’abord, n’abusez pas aujourd’hui de substances houblonnées, même si l’Allemagne gagne dans la petite finale, vous pourriez le regretter amèrement, c’est le cas de le dire, demain.

Côté vestimentaire, il est plus que temps de mettre votre t-shirt (orange dans le cas qui nous intéresse) au lavage à basse température avec un liquide qui protège les couleurs tout en laissant un doux parfum de brise du printemps. Les Uruguayens vous ont fait suer la dernière fois, il y a fort à parier que les Espagnols au sang chaud ne vous laisseront pas de glace. Ne laissez pas un dessous de bras gâcher une belle amitié naissante avec votre voisin de taverne.

L’apprentissage de quelques chants partisans peut égayer votre après-midi et déclencher les passions, même de ceux pour qui le ballon ne fait pas tourner la tête.
Commencez par le bien connu : olé olé olé! Que vous adapterez pour ne pas avoir l’air d’avoir retourné votre t-shirt : allez allez allez.
Si vous avez envie de pousser la chansonnette un peu plus loin, mais surtout un peu plus haut, prenez-vous pour Freddy Mercury et entonnez le célèbre : « oui are ze tchèmpion ». Ça marche dans toutes les langues.

Nous vous conseillons vivement de vous gaver avant le match de gruau, de cassoulet ou de tout autre aliment bourratif. Ce serait dommage qu’une petite fringale vous fasse manquer un but d’anthologie de Robben parce que vous aviez la tête plongée dans une assiette d’oignons frits.

Quelques étirements et assouplissements avant le match et pendant la mi-temps vous permettront de rester 90 minutes assis sans que votre vieille sciatique ne vienne vous enquiquiner. À titre d’exercices de groupe, nous vous invitons à danser la chenille en criant « allez allez allez » tel qu’appris précédemment.

Ne vous cassez pas la tête à apprendre les noms des joueurs, les commentateurs se feront un plaisir de les massacrer à votre place, et de toute façon Torres n’en touchera pas une.

En cas de prolongation et de tirs au but (ce que nous n’encourageons pas même si, comme vous, nous adorons ça), nous vous conseillons de vous couper les ongles comme ça vous n’aurez pas à vous les ronger.

En prévision de la victoire de votre équipe, vérifiez l’état de votre klaxon et la tolérance de vos voisins. La production de bruit étant la principale activité du supporter, nous ne pouvons que vous encourager à ressortir des boules à mites tout ce qui pourrait casser les oreilles de votre prochain. Bien sûr, si vous possédez une vuvuzela, c’est le moment de la sortir (mais après, de grâce, on ne veut plus la voir).

Enfin, affûtez vos commentaires pour ajouter votre grain de sel et votre goutte de Champagne à notre chronique finale de demain.

(publié dans le blogue Coupe du Monde de Radio Canada)

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