Ça pue!

Depuis quelques semaines, ça sent le gaz au Québec. Et dans les officines du pouvoir on s’étonne que le peuple fasse la fine gueule en se pinçant le nez malgré la multiplication des conférences de prout et le vent que brassent les experts en cravate.

Ça chie une nauséabonde odeur de ruée vers le cash dans la vallée du Richelieu.

D’un côté, de bucoliques maisons de campagne entourées de champs de fleurs, des fermettes avec des poules qui gambadent en toute liberté et des routes de terre. De l’autre côté, mais pas très loin, des hordes de camions, de grues et de pelleteuses, des régiments d’hommes casqués, des ingénieurs mystérieux, des chimistes masqués et des actionnaires lointains qui se frottent les mains sans même se les salir.

La vie contre le profit.

Quand on aura creusé toutes les montagnes, quand on aura harnaché toutes les rivières, quand on aura couverts les prés de pipeline et les champs de pylônes, quand on aura remplacé les vallée par des lacs bétonnés, quand on aura fait péter tous le sous-sol de nos campagnes, quand on aura coupé les forêts en billots bien taillés, quand on aura pompé tous le jus de la croûte terrestre, quand on aura mis la nappe phréatique sur la table du pic nique économique afin que les compagnies minières dévorent les dernières miettes de planète, quand il ne restera plus assez de terre pour cultiver quelques patates et deux ou trois pâquerettes, il sera trop tard pour se poser la question qui pue : a-t-on besoin de tout ce gaz, qui n’a rien d’hilarant, pour être heureux ?

Chronique publiée sur BRANCHEZ-VOUS.com!

Chronique utopique des folies ordinaires

Promettre l’impossible pour demain 5 heures et l’envoyer à 4. C’est pas fou.

Regarder le soleil qui se lève et se coucher après. C’est pas fou.
Télécharger l’album, mais aller voir le show. C’est pas fou.
Mettre une cravate pour le mariage d’un vieil ami et un T-shirt pour son enterrement. C’est pas fou.
Faire ses courses en marchant et son marché en courant. C’est pas fou.
Laisser son auto du bon côté le lundi pour pouvoir dormir jusqu’à midi le mardi. C’est pas fou.
Ne pas regarder l’émission dont tout le monde parle et éteindre le poste à l’heure où tout le monde l’allume. C’est pas fou.
Se balader dans le cimetière pour profiter de la vie. C’est pas fou.
Aller voir un film avec Lucie Laurier. C’est pas fou. Surtout si elle accepte de vous accompagner.
Dire oui quand on pense non et dire non quand on n’a pas le temps de dire oui. C’est pas fou.
Lire dans les pensées et écrire pour ne pas l’oublier. C’est pas fou.
S’il pleut l’après-midi, le faire le matin. C’est pas fou.
Et s’il pleut le matin, se remettre au lit. C’est pas fou.
Remonter Saint-Laurent à pied de la racine à la rivière des milles îles. C’est pas fou.
Croire une promesse et faire confiance au hasard. C’est pas fou.
Prendre l’amour de sa vie par la main et lui dire qu’on l’aime alors qu’il pleut dehors et que c’est l’heure de sortir les poubelles. C’est pas fou.
Organiser chaque année, à la même date, à la même heure et au même endroit un party avec les mêmes amis. C’est pas fou.
Mettre de l’argent de côté pour avoir de l’argent devant soi. C’est pas fou.
Ne pas attendre d’avoir une idée pour la réaliser. C’est pas fou.
Avoir des 25 ¢ plein les poches et les glisser dans les parcomètres quand passe la voiture rouge de la ville alors qu’on n’a pas d’auto. C’est pas fou.
Commander deux douzaines de bagels à 3 heures du matin, au cas où des amis viendraient déjeuner à l’improviste. C’est pas fou.
Louer pour la cinquième fois La Grande Vadrouille et rire aux mêmes endroits que la dernière fois. C’est pas fou.
Se retourner sur une inconnue en espérant qu’elle aussi va se retourner. C’est pas fou.
Dépenser aujourd’hui ce qu’on va gagner demain. C’est pas fou.
Avoir beaucoup de rêves pour avoir plus de chances d’en réaliser un. C’est pas fou.
Avoir raison mais laisser croire. C’est pas fou.
Lâcher son fou, faire un fou de soi, vivre comme un fou, raconter des histoires de fous, être fou de cinéma, fou de littérature et fou de bandes dessinées, être fou d’amour, avoir le fou rire ou être fou de joie. C’est pas fou.

Mais travailler comme un fou. C’est fou.

Illustration : Laurent Pinabel.

Article publié dans le magazine Urbania

Tu me fait chier*

Toi qui m’abordes et me dis Tu sans me dire s’il vous plaît. Toi que je ne connais même pas et qui me tutoie comme si nous étions toi et moi à tu et à toi. Tu me tutoies et ça me tue, moi.

Un peu de distance, SVP. Le langage a pris un virage le jour où le respect a pris le champ dans un tournant. La distance entre deux interlocuteurs leur permet de prendre le recul nécessaire pour élever le niveau. Malheureusement, le tutoiement de rigueur réduit cette distance nécessaire et nivelle le débat par le bas. Si je vous dis vous, madame ou monsieur, c’est pour mieux vous démontrer tous les égards que j’éprouve à converser avec vous. Alors que le TU ouvre la voix aux écarts de langage.

Dans les vieux films français, les couples se vouvoyaient avec grâce jusqu’au premier baiser ou, dans les séquences les plus osées, la première baise. Après quoi, ils avaient le droit de se tutoyer. Si j’avais embrassé toutes celles et tous ceux qui me tutoient, j’aurais les lèvres en feu et la langue usée.

Ce qui me hérisse le plus, ce qui m’horripile, m’irrite et m’agace, ce qui me fatigue et me décourage, c’est quand un représentant de l’ordre, un flic, un douanier, un agent de stationnement de la Ville ou un fonctionnaire, me tutoie sans vergogne. Je ne suis pas le chum de ces gens-là. Je ne suis ni leur fils ni leur sous-fils, je ne suis pas leur collègue de bureau ni même leur petit cousin. Je demande un peu de respect. Je demande un peu de considération. Je demande un peu de déférence. Surtout de la part de quelqu’un qui va me donner un billet ou me demander de payer de l’impôt.

J’aime le décorum du Vous, l’impression d’être plusieurs, la richesse du langage, l’élégance de ne pas se croire l’égal, la générosité de regarder l’autre avec respect. J’aime la distance que donne le Vous et l’espace qu’il laisse pour écouter ce que l’autre a à dire. J’aime la majesté des « après vous », « je n’en ferai rien », « vous êtes bien aimable ».

S’cusez-le, ça doit être l’âge.

*N’allez pas croire qu’il y a ici une faute d’orthographe, TU à la troisième personne est totalement intentionnel.

Chronique publiée sur BRANCHEZ-VOUS.com

Les menteurs

La comédie Bastarache qui joue actuellement sur nos écrans est une déplorable farce dont nous sommes encore une fois les dindons à la gueule béate et le séant béant.

Face à face, deux messieurs comme il faut, la cinquantaine bedonnante, la veste droite sans coupe particulière, la cravate bien mise sans trop de style, la chemise blanche mais sans plus, le col serré autour du cou, la mèche courte sur front luisant. Deux messieurs sérieux qui ont étudié le droit comme beaucoup d’autres messieurs bien mis. Ils ont voulu jouer à la politique et se sont fait élire par des gens bons qui croyaient en eux et des entrepreneurs qui comptaient sur eux.

Ces deux types-là ont eu entre les mains les rênes du pouvoir qui dirigent le simulacre de pays dans lequel nous vivons. Le plus frisé des deux tient même encore le volant de notre destinée à deux mains malgré le vent d’opposition qui souffle et le moteur qui menace à tout moment d’imploser.
Ces deux bonshommes ressemblent plus à des vendeurs d’assurances qu’à des hommes d’état. Et encore, ce n’est pas très gentil pour les vendeurs d’assurances. Ce sont plutôt deux sales gamins qui se disputent un petit bout de carré de sable. «Ouiiin, c’est Riri qui m’a dit de ne pas dire que Gros Max avait frappé la petite Lili pour lui piquer son chocolat.» «Même pas vrai. J’ai jamais dit que j’avais jamais fait ce qu’il a dit que j’avais dit que je ferais.»

C’est pas sérieux messieurs. Devant les caméras, devant les journalistes, devant les juges, devant les électeurs,… Vous n’avez pas honte du triste cinéma que vous nous jouez et ceci, je vous le rappelle, aux frais du contribuable qui préfèrerait qu’on lui projette plutôt un bon Filière 13 bien subventionné?

Parmi ces deux larrons, il y a au moins un menteur. Mais il y en a peut-être plus. Il est temps qu’on les renvoie tous les deux chez leur maman.

Chronique publiée sur BRANCHEZ-VOUS.com!

Lent demain

Vous avez beau crâner, mais quand les restes de la soirée se retrouvent sur le plancher, c’est dans la tête que ça se casse.

Pas la force ni la présence d’esprit d’analyser tout ce que vous avez répandu du salon à la salle de bains et de la salle de bains à la chambre à découcher. C’est pas beau à voir. C’est encore moins bon à sentir. Mais d’où viennent ces morceaux de pizza liquéfiés qui flottent dans un mélange de vin chilien, de tequila cheap et de vodka-canneberge ? Et cette paire de jeans qui traîne sur le canapé ? Si c’est pas la vôtre, c’est celle de qui ? Où sont passés les Alka-Seltzer ? Il restait pas une bière dans le frigidaire ? Pout pout pout. Même pas le goût d’un St-Hubert..

Une fois parti que reste-t-il du party ? La magie dense reste sur les pistes de danse. L’adrénaline suit les courbes qui se déhanchent. Les cœurs s’épanchent pour des sourires étanches. Les chairs se rasent dans un étrange corps à corps flasque. Et les regards qui en disent long tissent une toile dans laquelle tout se mêle. Une mystérieuse inconnue, la face carrée d’un insipide, les formes rondes d’une fausse blonde, les jambes oblongues d’une vrai brune, les pectoraux gonflés d’un gominé, plus c’est improbable, moins c’est impossible. Peu importe l’ivresse, du moment qu’on a le vain. La sueur suinte et l’épiderme suit. C’est l’effusion des fusions, la turbulence des fluides, l’échange des microbes. Les rencontres aléatoires entre ions négatifs et avortons positifs. Si la musique n’est pas trop forte, l’alcool se charge de brouiller la réalité. Et quand il coule à flot, c’est fou comme tout devient flou. Les portes s’ouvrent, les barrières tombent. C’est le moment de plonger dans l’inconnue, de goûter à l’insipide, de tâter des formes rondes, de s’allonger avec la brune, de s’emmêler au gominé. Et attendre les lents demains qui déchantent avant d’ouvrir les yeux. Vous connaissez la chanson.

Pourquoi n’y a-t-il jamais de demi mesure dans le tempo effréné de nos sorties ? Dans la vie comme dans la nuit, il en faut plus. Toujours. Rester une demi-heure de plus. On ne sait jamais. Boire un verre de plus. Un petit dernier, pour hydrater la route ou pour noyer le doute. Fermer le club une fois de plus. De toute façon quelle heure est-il ? Plus le temps passe, moins le temps lasse. C’est l’esthétique de l’éthylisme. L’escalade pour une hypothétique escapade.

Dans nos agendas chargés, le party est le fin du fin, le boute du boute. Surtout le boute de la semaine, et le début de la fin. Mais l’enjeu en vaut-il la chandelle ? Surtout quand on la brûle par les deux bouts. Y a-t-il des partys sans confusion ? Des soirées sans excès ? Des sorties sans regret ? Des fêtes sans mal de tête ? Et si l’exagération faisait partie de l’exaltation ?

Heureusement qu’on en est conscient. Conscient, jusqu’à la prochaine sortie.

Illustration: Laurent Pinabel
Texte publié dans le magazine Urbania

ARTV : lancement de la programmation automne 2010

Assister à un lancement d’ARTV est toujours un moment privilégié.

En quelques heures, on plonge littéralement dans l’ensemble de la programmation des prochains mois. C’est l’occasion de découvrir les primeurs, de voir des extraits des nouvelles émissions et de sentir l’esprit qui se dégage de la nouvelle grille horaire concoctée par Jacinthe Brisebois, la directrice des programmes.

J’ai eu le plaisir de visionner avant tout le monde la vidéo présentée aujourd’hui à la presse. Mais rien de tel que d’assister à la présentation officielle sur place dans le magnifique resto/bar Koko avec, en direct, les réactions des journalistes. Que vont-ils mettre en exergue dans leur article du lendemain? Qui vont-ils photographier? Quelles émissions auront-ils hâte de voir en ondes?

L’automne sur ARTV est marqué par l’arrivée de deux grandes nouveautés et d’un tas de spectacles et de documentaires. Je vous fais ici un bref compte-rendu. Mais vous aurez l’occasion de les découvrir plus en détails sur le site artv.ca ainsi que dans les articles et les reportages de vos journalistes télé préférés.

Après tout, c’est vendredi !

La grosse soirée de la semaine sur ARTV, c’est le vendredi. Une bien belle façon de commencer le week-end dans une ambiance détendue tout en savourant les plaisirs de la vie.

Tout d’abord, ARTV vous entraîne dans la danse avec Voulez-vous danser? animé par Geneviève Guérard. La célèbre danseuse étoile vous propose d’apprendre les rudiments d’un style de danse différent chaque semaine en compagnie d’une personnalité connue. Il faut voir Bruno Pelletier essayer de mener Geneviève Guérard sur des airs de Salsa…

En passant, si vous aimez la danse, dimanche prochain, ARTV et la STM vous invitent à danser… dans le métro de Montréal.

Ensuite, vous pourrez passer à table en compagnie de la nouvelle série Les Touilleurs. François et Sylvain, le duo de la boutique du même nom consacrée aux arts de la table, vous convient à un atelier culinaire dirigé par un chef invité autour d’un sujet savoureux comme le homard, le poisson ou les tapas. Autour de la table, des convives comme Patrice Lécuyer, Mahée Paiement ou Wilfred Le Bouthillier n’en croiront ni leurs yeux ni leurs papilles.

Après la danse, après la table, c’est le moment de vous installer confortablement devant le petit écran en compagnie d’André Robitaille et de ses complices pour une revue de l’actualité télé. C’est juste de la TV passera désormais dans un format amélioré de 90 minutes et ce, dès le 24 septembre.

Enfin, le vendredi se termine sur un grand éclat de rire avec Les Grandes Entrevues. Cette année, Stephan Bureau rencontre entre autres le volubile Fabrice Luchini, l’incroyable duo Les Grandes Gueules et l’hallucinant halluciné André Sauvé.

Des grands documentaires

ARTV présentera aussi cet automne des portraits comme celui de l’excentrique chanteur montréalais de hip-hop Klezmer Socalled ou celui, étonnant, du peintre chasseur d’images et chasseur de gibier, Marc Séguin, des documentaires comme l’amusante et surprenante Face cachée des fesses, une histoire du hip-hop à travers le monde, un film sur les artistes canadiens contemporains, un autre sur les collectionneurs,…

Des grandes séries

ARTV fait une belle place aux séries télé de qualité. Cet automne nous aurons droit à Emma, tiré d’un roman de Jane Austen, Pierre Eliott Trudeau, Grandes Batailles. Mais je dois bien avouer que j’ai surtout hâte de voir la version française de Hung et qui sera en ondes en janvier 2011. C’est l’histoire d’un homme qui met ses atouts, si vous voyez ce que je veux dire, au service des dames.

Des grands spectacles

Avec un slogan comme « Chaque jour est un spectacle », il faut s’attendre à ce qu’ARTV diffuse des… spectacles. Cette année ne fait pas exception. Il y aura de la danse avec le très beau ballet Blanche Neige, du chorégraphe Angelin Preljocaj, un show endiablé de Tina Turner, un touchant tour de chant de Diane Dufresne accompagnée au piano par Alain Lefèvre, un concert magique des Classiques de la comédie musicale, un spectacle coloré de Salsa Cubana, et j’en passe.

Des magazines

Encore une fois, ARTV présente des magazines tous plus intéressants les uns que les autres. Je pense à Visite Libre qui nous permet d’entrer dans des maisons québécoises à l’architecture remarquable. Je pense aussi à On est tous des artistes qui présente des gens comme vous et moi qui, en plus de leur métier, ont une passion pour une forme d’art. Je pense enfin aux Rendez-vous ARTV, ces courtes capsules qui se retrouvent un peu partout dans la grille horaire et qui nous permettent de suivre l’actualité culturelle.

ARTV est aussi diffuseur et producteur de Mange ta ville, le magazine culturel le plus primé de la télé. Cette année, Catherine Pogonat et sa bande d’affamés de culture émergente sont de retour pour une nouvelle saison encore plus éclatée. Un rendez-vous qu’on peut aussi suivre sur le site artv.ca

Le meilleur pour la fin

Et puisque nous parlons de manger, la projection à été suivie d’une réception bien sympathique où nous avons pu déguster des petites bouchées préparées par les chefs de la série Les Touilleurs. Dans la foule des invités, j’ai pu apercevoir quelques visages bien connus d’ARTV avec qui nous avons eu le plaisir de travailler dans le courant de l’année : André Robitaille, Geneviève Guérard, Marie-Soleil Michon, Réal Bossé, et tant d’autres…

Des visages que nous aurons le bonheur de retrouver cet automne sur ARTV.

Ne me critiquez pas

La critique est aisée, mais l’art est difficile. C’est du moins ce que disent ceux qui se prennent pour des artistes.


Il y a peu, un film pour un public très large, pour ne pas dire extra large, un film que je ne nommerai pas pour ne pas lui faire ombrage et qui rassemble sans surprise une brochette gagnante de comédiens surexposés, bref un film dont tout le monde a entendu parler parce que c’est l’été et qu’il n’y a rien à la télé a été lancé avec l’habituelle orgie de promotions, de tapis rouges, de tapage publicitaire, d’entrevues télé, de sourires caméras, de poses lascives pour les photographes et autres complaisants communiqués de presse copiés/collés à qui mieux mieux dans les journaux populaires.

Je n’ai pas vu le film dont il est question, je ne vous dirai donc pas qu’il est mauvais ou qu’il aurait mieux fait d’avoir été réalisé par un réalisateur plutôt que par un humoriste. Ce serait pure malhonnêteté intellectuelle, ce que j’abhorre, vous le savez.

Mais je peux vous dire que j’ai lu toutes les critiques le concernant. Et il faut être courageux pour être critique. Car si le monde est petit, le Québec n’est pas grand et la planète artistique qui le peuple est microscopique. Tout le monde connaît tout le monde dans l’autobus du showbusiness. Tout le monde parle de tout le monde. Et tout le monde aime tout le monde. Sauf les critiques. Et quand ceux-ci, qui n’en sont quand même pas à leurs premiers visionnements de film, ont le malheur de poser un regard sévère sur certains aspects de l’œuvre de la vedette X ou de la star Y, la communauté «artistique» tricoté serrée resserre les rangs pour vilipender le vilain qui a osé la critiquer (dont c’est quand même, je le rappelle, le métier).

Les «artistes» ont la sensibilité à fleur de peau. Ils n’aiment pas que la critique les malmène. Ils préfèrent s’en remettre au jugement du public qui lui, quand il doit dépenser 15 $ pour se cultiver, sait faire la différence entre un navet et un bijou.

Moi même, je me prends des fois pour un artiste. Je vous demanderai donc de ne pas me critiquer sinon vous me verrez dans l’obligation de vous traiter de « cave ».

Chronique publiée sur BRANCHEZ-VOUS.com!