Montréal: magasin de taxes et attrapes

Ironie du calendrier, le maire Tremblay annonçait son budget agrémenté de taxes, de surtaxes et de syntaxes la veille de la guignolée des médias. L’an prochain, ce seront les propriétaires Montréalais qui feront la quête au coin de la rue avec une tuque sur la tête.

Pour boucler son budget, le maire de Montréal serre la ceinture de ses concitoyens déjà pris à la gorge. Il ne leur reste plus beaucoup d’air pour respirer.

Est-il normal que les Montréalais soient les seuls à payer alors que des centaines de milliers de banlieusards profitent eux aussi des services de leur ville? La réponse est bien entendu non.

Alors pourquoi le maire veut-il taxer les autos des Montréalais au lieu de faire ce que font les grandes villes du monde, c’est-à-dire faire payer un accès à ceux qui désirent entrer sur son territoire? Pourquoi les Montréalais devraient payer pour le déneigement des grands axes empruntés (c’est un euphémisme) surtout par des gens de l’extérieur alors que les rues résidentielles sont les dernières à être dégagées? Pourquoi cette ville décourage les courageux qui persistent à égayer ses rues et ses ruelles alors qu’elle fait tout pour simplifier la vie des automobilistes et des camionneurs qui ne font qu’y transiter?

Luc Ferrandez, l’intrépide maire du Plateau Mont-Royal, voulait augmenter le prix des parcomètres afin que ceux qui viennent magasiner en auto dans son arrondissement participent eux aussi aux dépenses locales. Il s’est fait rabrouer par Mister Tremblay et par des commerçants qui pensent que c’est en transformant la ville en centre d’achat qu’ils feront plus de fric. On a peu parlé des citoyens qui applaudissent l’initiative de ce maire tournée vers l’avenir.

Ces citoyens d’habitude paisibles commencent à en avoir assez d’être le jouet de la banlieue et la pompe à fric de la clique de Québec.

Qui a foutu Montréal dans la merde? Rappelez-vous l’épisode féodal des défusions dans la confusion orchestrées par un Jean Charest pressé mais pas préparé (on dirait que c’est sa marque de commerce)… Montréal devait devenir une grande ville moderne. Répondant à l’appel du clientélisme, Charest l’a plongée au Moyen-Âge.

Chronique publiée dans BRANCHEZ-VOUS.com

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