Finis ton assiette!

De nos jours, les enfants gâtés font la grève de la faim pour se venger de leurs parents qui les bourrent de recettes santé et de légumes bio. Que faire pour qu’ils vident leur assiette ailleurs que dans le bol de toilette ?

Depuis que les événements du 11 septembre nous sont restés en travers de la gorge, la petite histoire de l’avion qui vient s’écraser avec son chargement de légumes dans la bouche braillarde de fiston ne fait plus vraiment recette auprès des bambins récalcitrants.

Il faut trouver autre chose.

« Mange ta main et garde l’autre pour demain ». Les dictons apéritifs ne trompent personne et ne rassasient pas l’appétit des petits.

« Finis ta salade de betteraves, après on ira chez McDo ». Les promesses crasses de récompenses grasses n’arrivent plus à faire passer une petite bouchée de légumes assaisonnés.

« Mange ton foie de veau, sinon tu seras privé de chou-fleur ». Même les menaces de privation les plus drôles ne font pas rire les enfants-rois assis sur leur trône barbouillé de fromage orange fluo et de chips à saveur de pizza.

« Une cuillère pour papa, une cuillère pour maman ». À force d’abuser des bonnes vieilles comptines d’autrefois, ce sont les parents qui prennent du poids. Trois petits tours de taille et puis s’en vont.

Les histoires de ventres ballonnés par la faim en Afrique lointaine ou de populations décimées par la famine n’émeuvent plus les jolis petits minois alimentés d’infos spectacles et de jeux télévisés. Et la voiture qui rentre au garage bourrée de poulet séparé mécaniquement fait à peine marcher quelques morveux mordus de f1.

Bref, de nos jours, il faut faire preuve de beaucoup d’imagination pour faire manger les enfants gavés de pubs de fast-food et abreuvés de promos colorées de boissons gazeuses.

On se fatigue à les rassasier, pis pour nous remercier, ils se gavent de crottes de nez séchées. De toute façon, à quoi ça sert de se casser la tête et de se vider les poches pour nourrir ces petits monstres ? Dans 40 ans, y aura pas assez de deux planètes comme la nôtre pour remplir les estomacs de tout ce beau monde.

Allez, vous reprendrez bien un peu de perche du Nil aux kiwis de Nouvelle-Zélande avant de partir ?

Texte publié dans le magazine Urbania

Illustration : Laurent Pinabel

Lacroix et le sourire des vautours

Vincent Lacroix a fraudé 100 millions de dollars et volé 9000 personnes. J’arrondis. Hier, il est sorti de prison après avoir purgé un sixième de sa peine de 18 ans moins, notez le détail amusant, moins un jour. À sa sortie de tôle, les médias lui sont tombés dessus comme des paparazzi sur des couches de jumeaux Dion.

Il y a d’autres fraudeurs en cravate et d’autres escrocs en casque de construction qui courent en liberté. Beaucoup d’autres. Mais c’est sur le piteux Norbourgeois que les medias s’acharnent.

Si le millionnaire déchu qui se promène désormais avec un sac poubelle comme unique valise sort de l’ombre, ce n’est pas pour aller se dorer au soleil avec Jean Brault ou Charles Guité. Il doit encore se taper six mois de travaux communautaires et de maison de transition. L’ex-trader traître ne pourra pas quitter le pays, il devra respecter un couvre-feu et travailler pour des œuvres de charité.

Il fallait voir hier les journalistes suivre Lacroix le micro tendu à la recherche d’une déclaration bienveillante ou d’une parole repentante. Comme à son habitude, le libéré conditionnel en traversant la foule des micros et des caméras est resté muet comme un député d’arrière banc et impassible comme la chevelure de Stephen Harper.

Il sera beaucoup plus intéressant de voir l’ancien jongleur de la finance servir du manger mou à des plus pauvres que lui ou aider des personnes âgées à déménager de leur 2 ½ à leur maison de retraite. L’ex-vautour du TMX aura-t-il alors enfin un regard ému et un sourire contrit sur le sort de son prochain?

 

Chronique publiée dans BRANCHEZ-VOUS.com

Une année et un peu moins

Je commence l’année avec presque un mois de retard. Si j’ai pris du recul, c’est pour mieux aller de l’avant. Je vous ai concocté des sujets de réflexions comme vous les aimez. Des propos argumentés, des conversations animées, des débats d’idées, des discussions de fonds sur des sujets de haut niveau : la vie, la mort, l’éducation de nos enfants (je dis «nos», c’est une figure de style. Nous n’avons pas couché ensemble me semble-t-il), l’avenir de nos aînés, la vitesse de la santé, les poussées de fièvre de la planète, l’irrésistible ascension de nos taxes et la toute irrésistible chute de nos politiciens,…

Pour alimenter cette tribune et stimuler vos commentaires, j’ai profité de mon éloignement pour rencontrer des experts, des chercheurs, des analystes, des intellectuels et des artisans du changement.

J’ai eu la chance de discuter avec des experts en éthique médicale, en système public/privé de soins de santé, en énergies renouvelables, en communications politique, en éducation, en réinsertion, en cuisine du terroir, en statut de l’artiste, en musicologie, en droits d’auteur, en météo, en géologie,…

Le constat de chacun est dur, sans appel. La situation n’est rose nulle part. Mais c’est pire ici. Et quand je dis ici, je veux dire c’est toujours pire là où l’on se trouve.

Le réchauffement climatique n’est pas qu’une vague théorie, il bouleverse des pans entiers de notre planète. Les systèmes de santé occidentaux coûtent chers et les soins se dégradent. Les politiciens ont gagné beaucoup de fric mais ont perdu la confiance des citoyens. Nous perdons un savoir-faire ancestral au profit, c’est le cas de le dire, de saveurs mondialement uniformisées. Le peuple se désengage de la société. Les artistes sont exsangues. Le tout à l’égo de l’économie a créé des inégalités si injustes qu’à côté, Louis XIV faisait figure de mère Térésa. La course à la surconsommation a entraîné les vieilles civilisations à pomper à la folie les énergies fossiles sans se soucier moindrement des conséquences sur l’environnement, la qualité de vie et l’avenir de la planète. Et le foie gras coûte de plus en plus cher.

L’avenir peut paraître sombre au lecteur de cette chronique. Mais l’espoir est permis. Les éléments sont à portée de la main pour renverser la vapeur. Il nous reste encore un peu, mais très peu, de temps pour faire des choix sans doute difficiles mais qui nous permettront de faire de 2011 l’année où nos sociétés et la planète qui les abrite auront enfin choisi l’avenir plutôt que le présent.

 

Chronique parue dans BRANCHEZ-VOUS.com!

Meilleur avant/Best before

Naguère, l’hiver était plus blanc. La mer était plus bleue. Et le vert n’était pas encore à la mode. En ce temps-là, les fleurs poussaient sur le papier peint des murs du salon. Et il y avait plus de plomb dans l’essence que dans la cervelle des automobilistes.

Avant, la vie était plus simple.

On ne devait pas mettre sur pied un centre de tri sophistiqué à la maison. Recyclage à droite, compost à gauche, bouteilles consignées sur la galerie et poubelle sous l’évier. Ça nous laissait du temps libre pour prôner le Peace. Et faire le Love tout nu dans les prés. Le dilemme «Marche ou auto?» pour se rendre au dépanneur ne se posait pas. On y allait de toute façon en auto. Et tant qu’à y être, on laissait tourner le moteur pendant qu’on causait hockey avec le caissier. Parce que lui, y connaissait ça.

Avant, la vie était mieux organisée.

On avait de vraies saisons. L’été, c’était pendant l’été. L’hiver, c’était pendant l’hiver. Et le printemps avait invariablement lieu un dimanche après-midi d’avril. Les choses étaient claires comme un verre de crème soda. Jadis, on avait des tempêtes du siècle chaque année. Les bancs de neige étaient si hauts qu’à leurs sommets, il y avait encore de la neige. Et le facteur éolien n’avait pas besoin de s’y mettre pour que la température soit au coeur des conversations.

Avant, la vie était moins chère.

On allait plus loin avec un litre d’essence qu’avec une bouteille d’eau. Un paquet de cigarettes coûtait moins cher qu’une pomme. Et un sac de chips était aussi chic qu’une salade.

Avant, le vert était la couleur de l’espoir, pas celle des devoirs.

Greenpeace nous foutait la paix. Hubert Reeves trippait «cosmos». Suzuki était une marque de moto. Et Laure Waridel jouait encore aux Barbies. Les médias ne nous bassinaient pas les oreilles avec des études sur les changements climatiques, des chroniques fin-de-mondistes, des conférences de Montréal et des protocoles de Kyoto. On dansait le yé-yé, on jouait au yoyo. On voyait la vie en rose. Et on trouvait que c’était une fichue de belle couleur.

Avant, on avait la conscience tranquille parce qu’on n’avait pas conscience.

À cette époque, il n’y avait pas de purificateurs d’eau, pas de purificateurs d’air, pas de purificateurs par osmose inversée, pas de filtres anti-UV, pas de filtres HEPA, pas de crème solaire indice de protection 2000, pas de «bio», pas «d’équitable», pas de «sans ogm», pas de tofu, pas de casques, pas de ceintures de sécurité, pas de capotes… En ce temps-là, les risques faisaient partie de la vie. Et on n’avait pas besoin d’une assurance pour en prendre.

Oui, c’était meilleur avant.

Quand la planète était encore loin de sa date de péremption…

Texte publié dans le magazine Urbania

Illustration Laurent Pinabel.

Fourrer ou crosser?

Longtemps, l’équipe de rédaction d’Urbania a jonglé avec l’idée que le sujet du numéro précédent serait « les crosseurs ».

Ce texte est extrait du #28 spécial Escrocs, maintenant en kiosque.

Le terme était-il bien choisi ?« Crosseur » semblait faire l’unanimité. C’est un gros mot bien gras et bien de chez nous qui a l’avantage d’être aussi imagé et coloré que les couvertures du magazine qui voulait le mettre à la une.

Je me suis tout de suite demandé si l’origine du mot « crosseur » ne venait pas de la crosse que tenait le Saint-Nicolas de mon enfance. Un rapide coup d’œil dans le dictionnaire m’a permis de découvrir qu’une crosse, c’est, et je cite quasi textuellement, « un long bâton pastoral d’évêque avec un bout recourbé ». Imaginez un peu ce qu’un homme d’Église peut faire avec sa crosse, mais là n’est pas le sujet de ce billet.

Ce qui est amusant avec les crosseurs, c’est qu’il y a ceux qui crossent les autres et ceux qui se crossent eux-mêmes. La crosse est donc toujours à portée de la main, et pas seulement parce que c’est un sport d’origine amérindienne répandu dans le Nord Est de l’Amérique qui fait surtout travailler les poignets. Encore une chose qu’on peut apprendre en tenant Urbania à deux mains. Que ceux qui n’ont jamais tâté de la crosse me jettent la première bière. Si vous n’avez pas crossé votre prochain, vous vous êtes au moins crossé tout seul dans votre chambre; on appelle ça de l’auto-crosse.Même si les crosseurs sont légion dans nos régions, le terme n’avait pas assez de fini et de vernis pour être le titre d’un magazine couché sur papier glacé. Nous avons donc mis les crosseurs à l’index. S’est ensuivi un débat linguistique qui a débordé la salle de rédaction. « Quand on se fait crosser, on se fait fourrer », a dit quelqu’un en serrant les fesses. Si l’effet n’est pas le même, le résultat, lui, est identique. Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin. Nous n’allions quand même pas appeler le prochain numéro « spécial fourreur », même si les opulents bureaux de Toxa, l’éditeur d’Urbania, sont installés dans le quartier de la fourrure. Finalement, les instances urbaniales ont opté pour le mot « escroc », qui possède le chic d’être dans le dictionnaire et d’être compris de nos lecteurs parisiens du XVIe arrondissement.

L’étymologie d’escroc est édifiante… Le mot vient — vous m’excuserez, Messieurs Tomassi, Fava, Accurso et consorts — de l’italien. Scroccare, au pays de la mafia et de Sa Sainteté le pape, veut littéralement dire «décrocher». Les escrocs ont, c’est bien connu, les dents longues et les mains qui traînent dans les poches des autres. Parents du requin de la finance, ils nagent en eau trouble sans faire de vagues. «Escroc» est l’équivalent d’«aigrefin», à ne pas confondre avec l’aiglefin, qui est un poisson beaucoup plus doux que le requin.

Mais notre rédactrice en chef se voyait mal expliquer sur les tribunes radiophoniques — où elle excelle — le sens du titre « Urbania, numéro spécial Aigrefins ». Nous avons donc opté pour le cinglant « Numéro Escrocs ».

Ce qu’il y a de bien aussi avec un escroc, c’est que ça fait plus Westmount que Hochelaga-Maisonneuve, disons. Nous allions pouvoir fouiller dans les poubelles du pouvoir et brasser la marde des nantis.

Un finfinaud bilingue et adepte de jeux de mots a noté qu’« escroc » a l’essence, le son et le sens de « crook ». Ce qui, dans la langue de Earl Jones, veut dire « crosseur ».

Nous y revoilà donc.

Lisez d’autres escroqueries et crossages dans le magazine Urbania  #28 spécial Escrocs, maintenant en kiosques.

Vente de feu

Quand on regarde ce que nos gouvergnagnans ont fait et continuent de faire des ressources naturelles du Québec, on est en droit de se demander comment ça se fait que nous ne soyons pas invités à la méga vente alors que nous sommes des habitués du boxing day, des promotions, des ventes d’inventaires et autre grandes liquidations.

N’est-ce pas étonnant que ce soient d’obscurs actionnaires qui profitent des soldes de notre sol plutôt que les Québécois qui vivent dessus? C’est à croire que nos élus sont à la solde des premiers au lieu d’être au service des seconds. 

Quand le pays est bradé à des vendus par des personnes qui se sont vraisemblablement fait acheter, il ne faut pas s’étonner qu’il ne valle plus grand chose.

Au fil des années, les gouvernements ont liquidé le fond de commerce du Québec aux compagnies minières, aux forestières, aux papetières, aux embouteilleurs d’eau, aux gazières,… Et je ne parle pas des entrepreneurs qui ont bétonné ce qui n’était pas encore creusée, rasé, pompé ou dynamité.

Ces entreprises sont parties une fois les ressources finies. On ne compte plus les multinationale qui nous ont sucé avant de s’envoler. L’histoire du Québec est remplie de villes fantômes, de régions abandonnées par les multinationales venues s’y installer, de terres saccagées, polluées, contaminées par des compagnies gérées de New York, Toronto ou Calgary. Et tout ça, avec la bénédiction des autorités.

Pour endormir le bon peuple, on nous promet que ces ressources nous enrichiront collectivement. À 2,50$ le million de litres, combien ça prendra d’eau pour que chaque Québécois devienne millionnaire? Pour l’instant, ce sont ceux qui nous exploitent qui partent avec le cash.

Le plus effrayant n’est pas que des entreprises étrangères saignent le Québec comme il le coupe, c’est à dire à blanc. C’est que l’actuel gouvernement accélère le mouvement et liquide à ses plus fidèles supporters la moindre parcelle exploitable de ces formidables ressources qui ne seront plus naturelles très longtemps.

Pendant ce temps la population se laisse faire, comme un propriétaire qui regarderait son locataire détruire son logement sans broncher.

Texte publié dans le blogue URBANIA

Je vœux

Il y a un an j’exprimais tous mes vœux dans ma chronique du 1er janvier 2010 dans BRANCHEZ-VOUS-vous.

Peu de vœux se sont malheureusement réalisés. Quand je dis peu, en fait c’est pas.

Je peux faire un copier-coller de ma chronique veille de 365 jours qu’elle serait encore d’actualité. J’ai juste changé l’année. En espérant que cette fois les vœux deviendront réalité

Trêve de souhaits stériles et de vœux pieux! Basta les promesses sans lendemain et les cartes préimprimées de souhaits périmés. À l’aube d’une année qui commence et d’une décennie qui se lève du bon pied, je veux, j’exige, j’ordonne! Et si 2011 était une année où chacun prenait ses responsabilités?
Je VŒUX en 2011 une ville de Montréal à visage humain. Je VŒUX une rue Ste-Catherine piétonnière d’Est en Ouest, tout de suite, toute l’année. Et tant qu’à faire, pareil pour le boulevard St-Laurent et un tas d’autres rues commerçantes comme Mont-Royal, Ontario, St-Hubert, Monkland et j’en passe. Plus la peine d’aller se perdre dans l’immensité en béton des centres d’achats inhumains pour faire en quelques enjambées tous ses achats.

Je VŒUX, pas dans dix ans, pas dans cinq ni même dans trois, mais maintenant là, des transports en commun GRATUITS pour les 60 ans et plus. Je VŒUX des cartes mensuelles à 30 $ pour les étudiants, des rabais pour les familles et des déductions d’impôts pour ceux qui prennent les transports en commun. Je VŒUX aussi beaucoup plus de rames de métro, beaucoup plus de voies réservées aux autobus, beaucoup plus de Bixi et enfin des tramways en sites protégés comme dans les grandes villes modernes du monde.

Je VŒUX sans perdre une seconde Internet haute-vitesse disponible dans tous les villages, dans toutes les régions, dans toutes les maisons, pour favoriser le télé-travail, diminuer les trajets inutiles et améliorer la qualité de vie.

Je VŒUX que Montréal soit une vraie île, avec des promenades sur ses berges, des terrasses de café au bord de l’eau, des plages pour s’étendre, des pistes cyclables pour se balader, des bateaux dans son port, des quais accessibles, et des péages sur ses ponts. Pourquoi sont-ce les autos qui profitent de la beauté de la vue et des berges du majestueux fleuve St-Laurent?

Je ne VŒUX plus de projets, je VŒUX des actes. Je ne VŒUX plus d’intentions, je VŒUX des réalisations. Je ne VŒUX plus de promesses, je VŒUX des gestes.

Je VŒUX moins d’humoristes à la télé et plus d’artistes dans nos foyers. Je VŒUX moins de jeux débiles, plus de culture accessible. Je VŒUX moins de circulaires, plus de bibliothèques ouvertes le dimanche.

Je VŒUX un Québec qui a sa place dans le concert des nations. Pas un demi strapontin au fond des estrades, mais une voix qui sait se faire entendre à l’avant-scène. Pas la place du potache dont tout le monde se moque dans la classe de Mister Harper, mais le rang d’un premier qui innove, qui a des idées, qui fait preuve de leadership et d’innovation.

Je VŒUX plus d’amour, plus de tendresse, plus d’écoute, plus d’ouverture, plus d’éclats de rire, plus de surprises, plus d’insouciance, plus d’émotions, plus de rêves, plus de vœux. Ça, je le veux pour tous.

Et je souhaite qu’ensemble nous fassions que nos vœux se réalisent. TOUS nos vœux.