Une année et un peu moins

Je commence l’année avec presque un mois de retard. Si j’ai pris du recul, c’est pour mieux aller de l’avant. Je vous ai concocté des sujets de réflexions comme vous les aimez. Des propos argumentés, des conversations animées, des débats d’idées, des discussions de fonds sur des sujets de haut niveau : la vie, la mort, l’éducation de nos enfants (je dis «nos», c’est une figure de style. Nous n’avons pas couché ensemble me semble-t-il), l’avenir de nos aînés, la vitesse de la santé, les poussées de fièvre de la planète, l’irrésistible ascension de nos taxes et la toute irrésistible chute de nos politiciens,…

Pour alimenter cette tribune et stimuler vos commentaires, j’ai profité de mon éloignement pour rencontrer des experts, des chercheurs, des analystes, des intellectuels et des artisans du changement.

J’ai eu la chance de discuter avec des experts en éthique médicale, en système public/privé de soins de santé, en énergies renouvelables, en communications politique, en éducation, en réinsertion, en cuisine du terroir, en statut de l’artiste, en musicologie, en droits d’auteur, en météo, en géologie,…

Le constat de chacun est dur, sans appel. La situation n’est rose nulle part. Mais c’est pire ici. Et quand je dis ici, je veux dire c’est toujours pire là où l’on se trouve.

Le réchauffement climatique n’est pas qu’une vague théorie, il bouleverse des pans entiers de notre planète. Les systèmes de santé occidentaux coûtent chers et les soins se dégradent. Les politiciens ont gagné beaucoup de fric mais ont perdu la confiance des citoyens. Nous perdons un savoir-faire ancestral au profit, c’est le cas de le dire, de saveurs mondialement uniformisées. Le peuple se désengage de la société. Les artistes sont exsangues. Le tout à l’égo de l’économie a créé des inégalités si injustes qu’à côté, Louis XIV faisait figure de mère Térésa. La course à la surconsommation a entraîné les vieilles civilisations à pomper à la folie les énergies fossiles sans se soucier moindrement des conséquences sur l’environnement, la qualité de vie et l’avenir de la planète. Et le foie gras coûte de plus en plus cher.

L’avenir peut paraître sombre au lecteur de cette chronique. Mais l’espoir est permis. Les éléments sont à portée de la main pour renverser la vapeur. Il nous reste encore un peu, mais très peu, de temps pour faire des choix sans doute difficiles mais qui nous permettront de faire de 2011 l’année où nos sociétés et la planète qui les abrite auront enfin choisi l’avenir plutôt que le présent.

 

Chronique parue dans BRANCHEZ-VOUS.com!

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