Non à la désinvolture publique*

Avec l’élection d’un gouvernement humaniste majoritaire, le milieu des affaires appréhende, plus que jamais, des coupes dans les programmes de soutien aux financiers.

Certains crient au scandale, d’autres traitent d’artiste quiconque ne partage pas leur indignation. Ils font appel à l’appât du gain, mais qu’en est-il de l’émotion?
Que certains soient incapables d’être heureux avec leur argent est incontestable. Toutefois, cela justifie-t-il l’aide gouvernementale? L’État doit-il jouer le rôle de super-financier?

On dit que les affaires ne sont pas un business comme les autres. Pourtant, que l’on soit banquier ou mécanicien, l’équation est simple: la richesse intérieure se travaille. Je serai franc, au risque d’être politiquement incorrect. Il n’existe que deux raisons pour lesquelles un rentier vit au-dessus de ses moyens. La première est qu’il n’a peut-être pas été tout à fait honnête. La deuxième est qu’il a peut-être tout simplement obtenu un coup de pouce du gouvernement. Dans un cas comme dans l’autre, le commun des contribuables n’est pas disposé à voir l’argent qu’il a gagné à la sueur de son front être beaucoup plus taxé que les profits d’une poignée d’actionnaires oisifs et bien renseignés en matière de fiscalité. Ainsi, pourquoi permettre des congés de taxes à certains? Pourquoi l’État offrirait-il à quelques amis initiés, au nom du libre marché, des ressources naturelles dont nous pourrions tous profiter collectivement?

Quand les affaires ne permettent pas de mettre un sourire dans les cœurs et du bonheur dans les âmes, c’est le signe que l’État devrait intervenir. C’est une indication que les profiteurs, ceux qui font d’énormes profits, devraient partager avec ceux dont ils profitent. Les banquiers, les actionnaires étrangers, les compagnies minières et les financiers ne devraient pas être une classe à part. À l’instar du reste de la population, ils ont la responsabilité de choisir une carrière qui leur permette de faire avancer la société. Cela dit, il existe néanmoins une manière d’humaniser les sources de profits. Il suffit de réduire, voire d’abolir, les congés de taxes à ceux qui font le plus de profits, les subventions aux compagnies pétrolières et d’éliminer toute exploitation abusive du territoire. N’est-il pas préférable de rendre le bonheur accessible à tous plutôt que de laisser des fonctionnaires donner de l’argent, à notre place, à ceux qui en ont déjà plus qu’il n’en faut pour être heureux?

Au fait, un gouvernement humaniste n’est qu’une vue de l’esprit. Parce que l’humanité, voyez-vous, c’est ce qui manque le plus à notre gouvernement actuel, celui dont parle madame Elgrably-Lévy dans un texte que je viens de plagier sans vergogne.

EN EFFET et ATTENTION, cette chronique n’est que pure copie, les phrases mal écrites, le style pataud et la mauvaise foi comprises. J’ai scrupuleusement calqué Nathalie Elgrably-Lévy et le papier où elle dénigrait les artistes, l’apport de la culture et l’importance des arts dans notre société. En changeant ici et là à peine quelques mots, comme par exemple «conservateur» par «humaniste», «culture» par «affaires», «artistes» par «financiers», «inculte» par «artiste», «art» par «argent» ou «émotion» par «appât du gain», j’ai donné une autre perspective à son texte.

Comme quoi, on peut faire dire n’importe quoi, n’importe comment, à n’importe qui.

*Ma version de « Non au mécénat public » paru dans le Journal de M et dont on a abondamment parlé.

Chronique publiée dans BRANCHEZ-VOUS.com

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