Tout casser

C’est devenu une habitude. Les lendemains de hockey ressemblent à des matins de guerre civile. Vitrines fracassées, magasins pillés, voitures incendiées, rues transformées en poubelles à ciel ouvert,… Ce qui devait être une fête tourne invariablement au cauchemar.

Vous vous étonnez encore? La police est débordée? Les autorités sont prises de court? Les vrais amateurs de hockey sont consternés qu’on parle plus de casse que de Coupe? Les téléspectateurs sont navrés de voir les caméramans qui ne savent plus où donner de la caméra en quête d’images chocs et les envoyés spéciaux qui se gargarisent à la moindre poubelle en flamme?

Tant qu’il y aura des brutes épaisses et des vandales sanguinaires sur la glace, le peuple des partisans ne pourra pas faire autrement que de rejouer dans la réalité le triste spectacle de la violence gratuite qu’il aura vu à répétition sur son écran de télévision.

Mercredi, après la défaite de leur équipe préférée face aux Bruins de Boston, des supporters en colère des Canucks de Vancouver (ça y est, je fais des vers sans en avoir l’air comme Charles Tisseyre à Planète Terre) n’ont pas pu faire autrement que de singer les gestes disgracieux qu’ils ont vu en direct, revu au ralenti et rerevu en reprise. Les commentateurs à la petite semaine des réseaux de télé, les navrants gérants d’estrades professionnels et autres «journalistes» sportifs diplômés n’ont pas le recul nécessaire et le bagage suffisant pour calmer le jeu, apaiser le courroux et remettre les choses en perspectives.

Au lieu de modérer les partisans, ils jettent de l’huile sur le feu de leurs ardeurs à venger leur déception. Qui sont les responsables? Qui sont ceux qui incitent à la violence? Qui devrait payer les pots (et les vitrines) cassés? Les Zdeno Chara, Johnny Boychuk et autres brutes sans desseins devront un jour rendre des comptes.

Je serais maire de Vancouver, ce serait à Gary Bettman, leur chef, que j’enverrai la facture. L’argent quand il ne brûle pas les mains, refroidit les ardeurs.

Ce n’est pas l’écoute de Charles Tisseyre qui inciterait le spectateur à bondir hors de son canapé pour aller casser les vitrines des magasins ou brûler le char du voisin.

Chronique publiée dans BRANCHEZ-VOUS.com

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