En supplémentaire

Avez-vous remarqué le nombre de spectacles qui ajoutent des dates à leur programme? C’est frappant! Telle comédie, en supplémentaire. Ce drôle d’humoriste déjà complet qui rallonge son agenda rien que pour vous! Et ce spectacle tellement couru que tous les billets ont déjà été vendus mais qui remonte sur scène à la demande générale. Et si tout ça n’était que stratégie marketing?

Il n’y a pas une année que le Festival de ceci et la troupe de cela ne présentent des spectacles à guichets tellement fermés qu’il faut en ouvrir d’autres pour satisfaire à la demande.

Voir dans le journal qu’un spectacle est complet, c’est comme lire dans les sondages qu’une vague orange va frapper le Québec. La réaction du public est tellement prévisible. Tout le monde y va, j’y vais. Tout le monde vote pour lui, je vote pour lui. Tout le monde l’achète, je l’achète.

En fins stratèges, les vendeurs de billets de spectacles populaires savent que s’il faut remplir des salles, il vaut mieux qu’elles soient déjà pleines. Rien de tel qu’une bonne vente sous pression pour délier les cordons de la bourse du spectateur qui veut passer un bon moment. Je m’explique. Si vous voulez remplir une salle pendant cinq soirs, vous réservez la salle cinq soirs, vous annoncez deux dates, vous donnez des billets à vos amis, clients, journalistes, collègues pour remplir la dite salle le premier soir, vous mettez des billets en vente pour le deuxième soir et au bout de quelques jours, vous pouvez aisément annoncer «complet». Il ne vous reste plus qu’à mettre en vente des places pour les soirs suivants en annonçant «en supplémentaire» et le tour est joué! Tout le monde l’a vu, vous voulez le voir.

C’est de bonne guerre. Les organisateurs ne veulent pas courir le risque d’avoir des salles vides. Au lieu de «en supplémentaire», il aurait cependant été plus juste de dire «nous avons enfin réussi à écouler les billets que nous craignions de ne pas vendre, nous pouvons donc en mettre d’autres sur le marché sans prendre trop de risques de nous planter car le show, c’est d’abord du business». Ce n’est pas Stephen Harper qui me contredira.

Il y a cependant un show que je ne peux que vous encourager à aller voir. Walter au monument national. Ce gars fait de l’humour comme on n’en voit peu ici. Il n’y aura pas de supplémentaires. Alors ne le manquez pas.

Texte publié dans BRANCHEZ-VOUS!

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