Ta gueule!

Il y a plusieurs façons de dire les choses. J’aurais pu dire «La ferme!», «Tais-toi!», «Auriez-vous l’aimable obligeance de me laisser parler?», «Heu, hum», «C’est à mon tour de parler», «Tu vas la fermer ta grande gueule?», «J’ai quelque chose à dire», «Puis-je exprimer le fond de ma pensée?»,…

Les mots, quand on les manie avec la dextérité d’un fleuret, ont plus de puissance qu’un bazooka. Et quand on les prend au pied de la lettre, ils peuvent faire plus mal qu’un coup de pied au cul. C’est le pouvoir des mots. Et vous aimez quand ils vous secouent.

La preuve, c’est que ceux que je vous distille ici vous ont attiré parce qu’ils vous choquaient.

J’ai des fois des rêves de silences. Ponctués de poésie. La paix et l’harmonie au milieu de tout ce brouhaha inutile. Mais la poésie ne vous allume pas. Ou si peu. Les bons mots ont moins de pouvoir d’attraction que les gros mots.

Émerveillez-vous d’un soleil qui se lève et personne ne fera attention à vous. Hurlez, chiâlez, plaignez-vous, braillez, criez, beuglez et il y en aura toujours pour vous encourager, pour crier avec ou contre vous, pour commenter, pour rester à vous regarder.

Ce matin j’avais envie de vous entretenir du jour qui chaque matin se lève. Mais j’aurais mieux fait de pousser une autre petite gueulante sur l’idéologie hyper-rétrograde du gouvernement ultra-minoritaire de Stephen Harper.
Texte publié dans BRANCHEZ-VOUS.com!

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