La valse des vestes

Est-ce que tous ces récents retournements de vestes sont le résultat du réchauffement climatique? Un mal de notre époque? Un déficit de conviction? Une affaire de mode vestimentaire? Un manque de moralité primaire?

Nous avons eu droit cette semaine non pas à un, mais à deux retournements de vestes. Pif! Paf! En plein hiver! Un PQ passe à l’ADQ, oups, je voulais dire à la CAQ. Et une, attendez que je vérifie mes notes, une ex-poteau du NPD va se planter au PLC sous les applaudissements de Denis Coderre.

Vous remarquerez que ces gens qui virent capot ne manquent pas de lettres, mais ils sont surtout de fins calculateurs. Quoique, dans le cas de la dame inconnue du NPD, on peut douter que son calcul fasse des miracles au Parti Libéral de Ste-Anne-de-la-Pérade et se demander si elle n’a pas choisi d’embarquer à bord du Titanic au lieu de rester dans le canot de sauvetage.

Ces opportunistes font plus pour le cynisme des électeurs que Stephen Harper et Jean Charest réunis pour une partie de golf.

Les adeptes de la veste réversible nous montrent bien que la farce des convictions est monnaie courante dans les officines de ceux qui ont la prétention de vouloir nous gouverner.

François Rebello et madame Chose ne sont pas les premiers à se tourner vers l’ennemi d’hier pour tenter de gagner de nouveaux galons. Rappelez-vous la milliardaire blonde Belinda Stronach qui était passée, du jour au lendemain, d’obscure dépitée conservatrice à honorable ministre libérale. L’impassible Jean Charest bien sûr, ex-conservateur canadien converti aux valeurs libérales québécoises. Thomas Mulcair qui est passé du parti libéral provincial au NPD. Bob Rae qui a fait à peu près la même chose, mais passant du NPD provincial au PLC. Et le sémillant Jean Lapierre? Expert en veste multi-fonctions, il a quitté le parti Libéral, puis le Bloc, puis CKAC, puis sa moustache, puis TVA, puis son siège d’Outremont, puis… il est où à l’heure où on s’écrit?

La liste des politiciens aux convictions élastiques est longue. Comment voulez-vous après que les électeurs aient envie de sortir de chez eux dans le but d’aller voter pour quelqu’un qui changera peut-être d’avis, de parti, de veste demain.

Ce billet est à lire en sirotant une excellente bière qui porte bien son nom : la Vire-Capot.

Texte publié dans URBANIA.

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