Merci Élizabeth

S’il y a une chose qu’on aime au Québec chez la Reine du Canada, c’est bien sa fête.

En effet, toutes les raisons sont bonnes pour avoir congé. Et le lundi précédant le 25 mai qui souligne l’anniversaire de naissance de cette bonne vieille reine Victoria ne fait pas exception à la règle.

Avant 2003, ce fameux lundi n’était pas seulement l’occasion d’aller faire le ménage au chalet ou de tester le matériel de camping dans un Parc de la Sepaq, c’était surtout la Fête de Dollard. Notez que celle-ci n’a rien à voir avec l’argent qui nous brûle les doigts, qui s’évapore en taxes de toutes sortes et que nous prenons tant de temps à gagner à la sueur de notre ordinateur pas plus qu’elle n’a à voir avec la chaîne populaire de magasins de bébelles cheap fabriquées en Chine. La Fête de Dollard a en effet été créée dans les années 1920 par des petits malins afin de concurrencer le célèbre Victoria Day et souligner l’existence de Bob Dollard un célèbre joueur de poker.

C’est formidable tout ce qu’on apprend comme chose sans même devoir visiter Wikipedia, vous ne trouvez pas ?

Aujourd’hui, l’ex-Fête de la Reine n’est donc même plus la Fête de Dollard, c’est plutôt la Fête des Patriotes ou, plus précisément, la Journée Nationale des Patriotes à ne pas confondre avec la Soirée du hockey.

Rappelez-vous, le Canada a été imposé aux colons d’autrefois comme une hausse des frais de scolarité à des étudiants avides de savoir: par la force des armes et le poids des larmes. Nos, ou plus exactement vos, mais vous êtes assez accueillants pour me dire que je fais désormais partie de votre famille, donc nos arrières-arrières-grands-pères, peu nombreux, mal dirigés, mal armés et mal habillés ont affronté l’armée la plus puissante du monde. Équipés de fourches, de canifs, de fusils de chasse à une époque où le registre des armes à feu n’avait pas encore été aboli, puisqu’il n’existait pas encore, et de leur courage, ils se sont fait battre par les loyaux troufions de Sa Majesté. Toute analogie avec la bataille de Victoriaville d’il y a deux semaines est bienvenue quoiqu’un peu décalée.

Les patriotes ont sacrifié leurs vies et leurs libertés pour que leurs descendants et leurs voisins soient libres dans un pays à eux et puissent profiter de jours de congé pour prendre le temps de vivre et aller magasiner. On peut bien les remercier et prendre congé à leur santé.

Soyons fiers de notre passé et honorons sa mémoire en faisant la sieste ou en débouchant une bonne bière bien de chez nous en attendant que l’actuel gouvernement décide de rebaptiser pour la quatrième fois ce jour de congé en l’appelant désormais la Fête nationale de l’enveloppe brune ou le jour national du copinage.

Texte publié dans Urbania
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Coups et blessures

Ça commence par un coup de gueule, une idée criée plus fort que les autres. Ça commence par une opinion exprimée à voix haute qui ne plaît pas à tout le monde. Ça commence par un désir pressant de mettre en doute les mauvaises habitudes d’un gouvernement embourbé dans les scandales et corrompu par un manque patent d’éthique. Ça commence par des gens assis qui décident de se tenir debout.

Et ça dérange l’ordre établi. Ça trouble le confort de l’indifférence quotidienne d’une population qui n’avait rien vu venir. Ça ébranle les certitudes d’une société qui se cherche encore.

Fort de son autorité et engoncé dans sa majorité légale, mais pas forcément représentative, le gouvernement québécois a patiemment essayé de mater ses opposants de plus en plus présents, de mieux en mieux articulés, de plus en plus mobilisés.

D’abord en les ignorants, feignant ne pas les entendre tout en prétendant savoir les écouter.

Ensuite en les traitant de petits vandales alors qu’ils n’étaient encore que de pacifiques manifestants passionnés.

Et puis les cris ont monté d’un cran. Pour se faire entendre faute de pouvoir se faire écouter.

Aux cris, les autorités ont répondu par les coups. En jurant qu’elles étaient dans leur droit et en faisant croire au peuple que sa sécurité était menacée par de petits chenapans mal élevés. Ça permettait de ne plus parler des dossiers encombrants de corruption, de conflit d’intérêt, de collusion, de copinage, etc.

L’arrogance et la surdité ont alors aveuglé le gouvernement qui s’est braqué sur ses positions. Comme certains hautains dirigeants de pays lointains…

En essayant de faire croire aux payeurs de taxes que les étudiants étaient de vilains terroristes, le gouvernement a réussi à créer un climat malsain qui, d’un côté, fait peur aux paisibles citoyens et de l’autre lève le cœur des sincères contestataires.

En envoyant ses troupes tabasser sans discernement passants, parents, enfants, étudiants, professeurs,… le gouvernement a démontré son intransigeance et sa fermeté à ne pas plier face au vent de contestation qui souffle contre lui.

Et si les autorités dépassées par les événements ont laissé quelques casseurs infiltrer le mouvement, c’est un hasard qui tombe bien pour justifier l’envoi massif des milices anti-émeute et écraser manu militari la rébellion qui fait bien plus désordre qu’un dîner avec des mafieux en cravate ou des enveloppes brunes glissées sous le manteau.

On n’a pas l’habitude, en Amérique du Nord, de voir tel courant d’opposition publique face à des élus. Mais on a encore moins l’habitude de voir l’usage unilatéral d’une telle violence policière dans une démocratie parmi les plus respectées de la planète. C’est sans impunité que Jean Charest s’est lancé dans une lutte sans merci contre les méchants intellectuels qui démontent chaque jour, argument contre argument, sa théorie d’un plan profitable pour les uns et redevables pour les autres.

C’est contre l’injuste part que les gens se sont mis en marche.

Pour justifier les actions musclées de la police Charest, les sbires du gouvernement ont tenté d’opposer dans certains médias les honnêtes payeurs de taxes à une bande de jeunes écervelés comparé à des enfants gâtés. C’était faire preuve d’un manque flagrant de connaissance de la situation et d’une absence totale de vision. La machiavélique devise «diviser pour régner» appliquée à outrance par Jean Charest et ses compères a permis au gouvernement le plus détesté depuis des lustres à remonter dans les sondages.

Le triomphalisme avec lequel le tandem Beauchamp/Charest a mis, coup sur coup si je puis dire, des offres sur la table pour dénouer la crise n’a d’égal que le manque d’ouverture et la fourberie de celles-ci.

À la suite du mouvement étudiant, des professeurs, des parents, des retraités, des intellectuels, des avocats, des boulangers, des financiers, des quidams, des citoyens comme vous et moi… ont emboîté le pas, convaincus que la cause transcendait la hausse des frais de scolarité et que la société devait se lever si elle voulait avancer.

À Victoriaville, ce peuple en marche s’est encore frappé à un mur. Il y a eu des blessés. La violence a monté encore d’un cran. Des gens on vu leur vie à jamais bousillée. Et le gouvernement n’a pas bougé d’un cran.

Combien de coups, combien de blessures avant qu’on ne les écoute ?

Photo: poutine de Victoriaville dégustée il y a peu par l’auteur de ces lignes.

Texte publié dans le Huffngton Post

Il n’y a pas de fumée

Ce matin, l’explosion de trois bombes fumigènes dans trois stations de métro de Montréal a paralysé l’ensemble du réseau. J’ai suivi ça à 6000 km de distance. Comme si j’y étais pendant que vous y étiez peut-être.

Certains ont pris ça avec philosophie. Une heure de marche, ça n’a jamais fait de mal à personne. Au contraire, tous les experts s’entendent que dans une société comme la nôtre portée sur le surplus de poids et la poutine au foie gras, un peu d’exercice est des plus salutaires. Certains même se voyaient déjà prêts à partir sur les Chemins de Compostelle.

Mais les gens pressés ne sont pas entraînés à marcher.

Et la majorité de ceux qui s’exprimaient sur Facebook ou sur Twitter ce matin l’ont plutôt trouvée pas drôle.

On ne bouscule pas les habitudes des navetteurs sans déclencher l’ire de quelques uns.

Prompte à tirer des conclusions sans réfléchir, une conseillère de Line Beauchamp a tout de suite parlé de terrorisme (notez qu’elle a effacé son tweet accusateur écrit à 9 h 04) alors qu’on ne parlait dans les médias que de quelques bombes fumigènes.

Il est assez ironique de constater que le gouvernement a cautionné les violences de Victoriavile le week-end dernier et qu’on nous fait tout de suite croire à des actions concertées de terroristes entraînés ce jeudi.

Peut-on prendre le temps de respirer par le nez SVP ? Je sais qu’entre les gaz lacrymogènes de la police Charest et les bombes fumigènes de… oui, de qui?, ce n’est pas facile de respirer par le nez sans masque.

Mais, au fait, à qui profite le plus l’immobilisation du métro en pleine heure de pointe? Aux milliers de travailleurs qui ont eu une bonne excuse pour arriver en retard à leur travail? Au taxi? À Bixi? Aux mollets des Montréalais? À la STM qui a pu faire une pause ? Aux étudiants qui portent leur lutte à bout de bras? Aux carrés rouges ? Aux carrés verts ? À Jean Charest qui veut faire des élections quand il pourra les gagner?

Avant de conclure que les bombes fumigènes ont été lancées par de vilains chenapans qui séchaient les cours, il faut aussi se rappeler que Line Beauchamp a mis le feu aux poudres il y a plusieurs semaines déjà, que Jean Charest a jeté de l’huile sur le feu avec ses blagues douteuses au salon de la mariée du Plan Nord et que Pierre Reid, ex mauvais ministre de l’éducation, a récemment soufflé sur les braises. Après on s’étonne qu’avec tous ces pyromanes il faille appeler les pompiers.

Le peuple est fatigué des manifestations.

Mais il est aussi fatigué de l’équipe Charest, de la corruption, des élections à dates erratiques, quand ça arrange le mieux les stratèges du gouvernement, le peuple est épuisé d’une situation qui s’embourbe et d’un premier ministre qui fait preuve de leadercheap, très très cheap.

Aujourd’hui, ils étaient combien à marcher dans la rue? Combien à pester contre la pluie, contre le beau temps, contre la STM, contre les étudiants, contre le gouvernement, contre la police, contre les nuits trop courtes et les jours trop longs, contre ce petit bedon qui les empêchaient de marcher plus vite, contre le prix de l’essence, contre,… On devrait les comptabiliser parmi les manifestants. Eux aussi étaient des mécontents.

Texte publié dans Urbania

Place aux verts

Depuis le début du printemps québécois, on a beaucoup entendu ici les pas-contents rouges d’indignation, les gauchistes romantiques, les anti-Line, les Charestophobes, les teenagers révolutionnaires, les artisss subventionnés, les plateaupithèques déconnectés,…

Mais, où sont les défenseurs de la hausse? À part dans les tribunes nauséabondes de V, les colonnes tragicomiques de Richard Martineau et les décharges radiophoniques de Québec, on les entend finalement assez peu s’exprimer.

Chers lecteurs d’Urbania, je vais réparer ce manque. Vous avez vous aussi le droit d’avoir votre part du revers de la médaille et votre lot de l’envers chez les autres. Il n’y a pas de raison, c’est le cas de le dire, que nous ne fassions pas notre part pour vous mettre un peu au vert.

Tout d’abord, ne me dites pas que si on n’entend pas très fort les afficionados du tandem Beauchamp-Charest, c’est parce qu’ils n’ont pas d’arguments. C’est vrai. Mais ce n’est pas gentil.

Moi qui, autrefois, était pour la hausse et qui a changé d’avis, je pourrais vous ressortir les raisons qui faisaient que j’applaudissais comme une otarie qui sort de l’eau la décision comptable de Line Beauchamp. Mais ça ne tiendrait pas en plus de deux ou trois lignes et ce ne serait pas suffisant pour justifier les substantiels émoluments qui me sont versés pour que j’aiguise chaque semaine votre sens critique tout en égayant votre sens civique.

Afin de simplifier mon travail et être honnête, je vous copie/colle sans les éditer des commentaires de quidams en faveur de la hausse qui ont pris le temps d’argumenter ici, là, mais surtout ailleurs. Je n’ai pas pris les pire. Et j’en ai laissé des articulés, histoire de montrer qu’il y a des gens sensés dans les deux camps. Notez que je ne mets pas le nom de leurs auteurs, certains pourraient en effet m’en vouloir.

Argument # 1
« Moi aussi j’ai pris des prêts et bourses que j’a du rembourser sur plusieurs années, je m’en suit bien tiré je crois, en plus d’avoir eu un bébé sur les bras, j’avais le boulot à temps plein, les études et l’appartement, je n’avais pas le temps pour des manifs »

Argument # 2
« Ce qui m’inquiète et me trouble, c’est que si 1000$ de hausse en 5 ans trouble à ce point la paix sociale, qu’en sera-t-il lorsque nous devrons adopter de vraies mesures d’austérité? Qu’arrivera-t-il quand les méchants riches (élite gloutonne et vulgaire) ne suffiront plus pour payer tout ce que la société considère comme « gratuit » et « acquis »? Ça augure très mal pour le Québec. »

Argument # 3
« Ici, au Québec, les étudiants paient beaucoup moins que n’importe où ailleurs au pays et au continent. »

Argument # 4
« Qui $outient et instrumentalise les « jeunes » qui ne sont pas tous des étudiants, d’ailleurs? Des groupes tels des syndicats et d’autres groupes de pression. »

Argument # 5
« Tu as oublier d’ajouter la taxe sur la bêtise humaine. Ta contribution sera grandement apprécié à cet effet. Et pour ce qui est de la théorie du complot, je crois que ça se soigne..gratuitement en plus »

Argument # 6
«  40% du monde au Québec paie pas d’impôts. »

Argument # 7
« Je suis moi même fils d’immigrant provenant d’un milieu très modeste. Je me suis endetté de plus de 23,000$ pour faire mes études universitaire. J’ai remboursé ma dette sur une période de 10 ans. Pendant mes études, je n’avais pas de voiture et de gadgets, pas de voyages et de vêtements à la mode. »

Argument # 8
« Peut-on vraiment envisager qu’un gouvernement démocratiquement élu accepte qu’on le force à prendre une décision impopulaire auprès de la majorité parce qu’il y a menace de violence ? On est pas en Syrie, en Libye,en Égypte. Dieu merci. »

Argument # 9
« Bravo Monsieur Charest!!!!! C’est assez!!!!! Tenez bon!!!! »

Argument # 10
« Des centaines d’étudiants (es) font perdre une année de salaire de leur vie de travailleur. Et la possibilité de se voir refuser à l,université parce que l’admision est conditionnelle à l’obtention d’un diplôme collégial. Croyez que la majorité des étudiants qui terminent leur programme (63%) font accepter de retarder leur programme pour votre question de principe. »

Argument # 11
« Penser à tous ces étudiants qui devaient commencer des études supérieur dans des programmes contingentés. Ils devront maintenant recommencer le processus sans avoir de certitude d être a nouveau admis. »

Argument # 12
« Comme un bon Quebecois.. j’ai payer mes impots (50%) aujourd’hui. Je n’ai recu aucun appreciation des etudiants qui je paie ma juste parte pour subventionner a 85% leur etudes. J’entends seulement le bruit des helicopteres au dessus de mon condos qui essaient d’assurer qu’il y a pas de casse dans mon quartier. »

Argument # 13
« NOS TI COUNE DE NOMBRIL SI PEUVE ALLÉ AU ETUDE il vont avoir du travail au grand nord en masse il va faire fret un peu il penserons pas a grévé il vont se grouille le cul pour se le rechauiffe ça ces sur »

Argument # 14
« bullshit de la gauche »

Vous voyez, il y en a pour tout le monde. Maintenant, il ne faut pas laisser tomber les bras parce que Jean Charest a décidé de prendre des vacances et de laisser pourrir le climat québécois avant de déclencher des élections au moment qui lui conviendra le mieux. Il faut en profiter pour discuter, parler, argumenter, convaincre… Comme le disait si bien Matthieu

Texte publié dans Urbania

Je n’écrirai plus dans BRANCHEZ-VOUS!

Je n’écrirai plus dans Branchez-vous. Le portail vendu à Roger il y a deux ans a fermé ses portes sans préavis hier vers 14 heures. Je l’ai appris sur Twitter.

Je n’écrirai plus deux fois par semaine mes chroniques d’humeur sur la vie, l’amour, la mort, le temps qui passe, la coiffure de Stephen Harper, l’auto-satisfaction de Jean Charest, l’incompétence de Line Beauchamp, la folie au volant, la perte de l’insouciance, la fièvre acheteuse des consommateurs,… dans ce site qui a été le pionnier de l’Internet au Québec.

Je ne m’assoirai plus devant le téléjournal les lundis et les jeudis soirs à la recherche de la nouvelle qui fera bondir les habitués de ce site créé il y a plus de 15 ans par le visionnaire Patrick Pierra.

Je n’écrirai plus en imaginant les cohortes de lecteurs de Saguenay, Québec, Victoriaville, Gaspésie, Mauricie, Montréal, name it, parfois même Paris et Bruxelles, prêts à déverser leur fiel anonyme dans la tribune qui leur était offerte gratuitement.

Certes, les derniers mois le site avait fermé les commentaires qui souvent dérapaient, il y avait des bogues techniques qui empêchaient parfois mes textes de se retrouver en première page.

En 7 ans et 763 chroniques exactement, j’avais pris le tempo, je m’amusais à écrire parfois n’importe quoi mais jamais n’importe comment,  je préparais des textes à l’avance pour prévoir les pannes d’inspiration, je me passionnais pour l’actualité parce que c’est un terreau fertile pour les mots, je m’imaginais un jour être repris par les journalistes qui font la revue de presse à la radio, mais ça n’arrivait jamais, je me réjouissais que certains de mes textes fassent le tour de la planète web, comme celui intitulé Je voudrais être un chien qui a été repris des centaines de fois dans des blogues, des sites des amis des animaux, des chaînes de lettres bien intentionnées, j’étais fier de petites réflexions anodines comme celle sur l’insouciance, je me gonflais de plaisir quand un ami ou, mieux encore, un ami d’ami me complimentait sur tel ou tel texte.

Je n’écrirai plus dans Branchez-vous parce qu’hier le site a été sauvagement fermé.

Ça me fait de la peine pour tous les collaborateurs qui y ont mis de leur cœur. Ça me fait de la peine pour toutes celles et tous ceux qui comptaient sur ce revenu régulier durement gagné. Ça me fait de la peine parce que Branchez-vous a été le premier portail web indépendant au Québec, qu’il a ouvert la voie à Canoë, Sympatico, Cyberpresse et que les gens ont tendance à vite oublier. Ça me fait de la peine pour la liberté de presse, parce que quand un média meurt, quel qu’il soit, c’est un peu d’ignorance qui gagne du terrain.

Heureusement, j’écrirai encore tous les jeudis dans Urbania et de temps en temps dans le Huffington Post. Parce qu’on ne peut pas empêcher une plume de vouloir s’envoler.