L’Amérique que j’aime

Trève de cynisme! Au diable le défaitisme! Avant-hier, nos voisins étatsuniens ont réélu Barack Obama. Par la peau des fesses, il est vrai. Mais ils ont quand même choisi sa vision démocrate plutôt que la mormone et conservatrice de son adversaire républicain.

C’est l’Amérique que j’aime qui a gagné. Celle qui va de l’avant, qui ne regrette rien mais qui veut se réinventer. L’Amérique des nouveaux défis, des rêves éveillés et des horizons infinis.

Celle des cheveux longs, des chemises qui sortent du pantalon, des chansons autour du feu l’été sur une plage du Mass., des liquor stores, des State Parks, des trails dans les Green Mountains. Celle des petits villages du Vermont, des routes qui serpentent entre les montagnes du New Hampshire, des petites plages cachées du Maine. Celle des trottoirs bondés de New York, du Capitole, de la Maison Blanche et des avenues solennelles de Washington. Celle des autoroutes qui se perdent jusqu’à l’Océan Pacifique, des villes sacrifiées du Michigan, des rues de San Francisco, des fermettes de Pennsylvanie.

L’Amérique de toutes les couleurs. L’Amérique des Blacks, des Latinos, des gays, des lesbiennes, des fumeux de pot, des geeks, des astronautes, de Philip Roth, de John Irving, de Paul Auster, de Halle Berry, de Scarlett Johansson, de George Clooney. L’Amérique de toutes les religions, du brassage des cultures et du mélange des genres.

Pas l’Amérique pâle et étriquée qui se plie devant Dieu et se range derrière une interprétation exigüe d’une Bible poussiéreuse. Pas celle des guerres impérialistes et de la peur de l’autre. Pas l’Amérique bien coiffée, au garde à vous et trop boutonnée.

L’Amérique de la jeunesse désordonnée et optimiste. L’Amérique accessible. L’Amérique qui aime le monde.

Tout n’est pas rose dans cette Amérique bleue tachée de rouge. Tout n’a pas été merveilleux. L’économie mal menée (oui, en deux mots), le grand écart entre les ultra-riches et les hyper pauvres, la dette abyssale, la délocalisation des emplois, la faillite des énergies fossiles, l’immigration anarchique, les guerres oubliées,…

Mais Barack Obama a le don de redonner l’espoir. Et c’est avec l’espoir qu’on traverse des déserts sans eau, qu’on atteint la lumière au bout du tunnel, qu’on touche à l’inaccessible étoile.

Aujourd’hui, l’Amérique des États-Unis est remplie d’espoir et veut aller de l’avant.

Si au moins ça pouvait inspirer ces autres Américains qu’on appelle Canadiens et qui sont englués dans le conservatisme obscurantiste et rétrograde du Harperland.

Suivez Pascal Henrard sur Twitter: http://twitter.com/PascalHenrard

Texte publié dans Urbania
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Un commentaire sur « L’Amérique que j’aime »

  1. Tout à fait d’accord avec vous. Cette Amérique que vous décrivez, c’est celle-là même qui m’inspire! … Qui m’inspire assez pour continuer d’espérer qu’ici aussi nous prenions nos affaires en main. Il y a progrès mais encore beaucoup de chemin devant nous!

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