Comme deux japonais #Eurotrip2CV

Texte publié dans Urbania le 25 juillet

IMG_5091Faire un tour d’Europe en voiture, même en prenant son temps, c’est un peu comme prendre les commandes d’un autocar de Japonais. Il y a des moments où il faut accélérer le temps si on ne veut ne pas le perdre.

Faire quatre capitales en neuf jours, passer par trois pays le même jeudi, visiter deux châteaux dans la même matinée, explorer l’une des plus belles grottes de la planète en Bulgarie quelques heures après avoir fait le tour de la mégalocapitale de Roumanie, passer de la mer du Nord à la Baltique puis de la mer Noire et à la mer Égée en quelques semaines,… Malgré le vieux moteur de la 2CV, nous n’avons pas beaucoup traîné en chemin.Berlin le 4 juillet, Prague le 7, Vienne le 9, Budapest le 11. C’était un peu fou. Mais même si elles nous plongent dans l’histoire avec un grand H comme dans une carte postale, ce ne sont pas les capitales et leurs attractions touristiques qui permettent de rencontrer vraiment les peuples. On y croise souvent plus d’étrangers que de locaux et les boutiques de souvenirs made in China s’y ressemblent toutes.C’est à Schwerin, un peu après Lübeck, que nous avons croisé l’Allemagne sur le terrain. Celle qui joue au volley bruyamment, celle qui se passionne dans un anglais malhabile pour ma 2CV, celle qui nous salue timidement et nous accueille pour 12 Euros au bord du lac avec vue sur le coucher de soleil, celle des saucisses choucroutes, des bières rafraîchissantes, des desserts noyés dans la cannelle.

C’est à la terrasse du café Usadu dans un quartier de Prague que nous avons goûté à l’âme, et à la bière, Tchèque.

C’est en prenant le tram vers nulle part que nous avons pris le pouls de Vienne, loin des fastes impériaux et des flonflons de la valse.

C’est dans le bas de la ville de Buda, en entrant dans le vieux bain Kiraly Fürdo puant, décrépit et rempli d’habitués que nous avons plongé dans la langueur hongroise.

C’est en traversant à pied la frontière entre la Roumanie et l’Ukraine que nous avons ressenti le poids des décennies communistes.

C’est en mangeant chez Irina dans le petit village de Breb niché dans le massif des Maramures que nous avons savouré l’authentique cuisine roumaine.

C’est sur le ferry qui traverse le Danube entre la Roumanie et la Bulgarie que nous avons partagé la joie de vivre des camionneurs turcs.

C’est dans le camping tout croche aux portes du village hyper touristique de Sozopol que nous avons côtoyé la Bulgarie bruyante et profonde.

Nous sommes les spectateurs du quotidien des pays que nous traversons. Mais, comme deux japonais en voyage, à cause de la barrière de la langue et de la brièveté de notre séjour, nous ne pouvons pas en faire partie.

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Mon fil Twitter tournera au ralenti, mais vous pouvez quand même monter à bord : @pascalhenrard

Je posterai, comme on envoie des cartes postales, quelques images de ce voyage sur Instagram, sur Twitter ou même sur Facebook avec le mot clic #eurotrip2CV

A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
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