Des gens comme nous #Eurotrip 2CV

Texte publié dans Urbania le 1er août.

51fa6be3dc692_largeNous avons désormais parcouru onze pays, visité huit capitales, fait plus de 7000 kilomètres, croisé des gens de toutes les origines (pour ne pas dire « ethnie », le mot qui met tout le monde mal à l’aise), entendu des accents du bout de la langue et d’autres du fond de la gorge, déchiffré des caractères cyrilliques et grecs, rencontré des peuples aux traditions fortes, à l’histoire chargée et au passé lourd. Et partout, nous faisons le même constat: les étrangers sont finalement des gens comme nous.

Peu importe la ville, le pays, le temps qu’il fait, l’heure ou le jour qu’on est, nous sommes animés des mêmes aspirations, mus par les mêmes habitudes et nourris des mêmes espoirs.Dans le métro, à Berlin comme à Athènes, Vienne ou Budapest, il y en a qui somnolent, d’autres qui jouent sur leur téléphone intelligent, qui font des mots croisés, qui pensent à leur travail ou qui lisent le journal. Les faces ont le même air las et renfermé. Les gestes sont aussi pressés et impatients.

Dans les petites villes de Transylvanie, du Danemark ou de Bulgarie, les gens qui font leurs courses pour le souper vont au supermarché du coin en cherchant tous les mêmes rabais, en collectionnant les mêmes coupons et en prenant un temps fou en comptant leur monnaie au moment de passer à la caisse.

Dans les montagnes du Rhodopes, les campagnes des Maramures ou les banlieues staliniennes de Bucarest, on pleure les morts avec les mêmes larmes salées et la même incompréhension de notre vie sur terre.

Dans les ruelles d’Athènes, les arrière-cours de Prague ou les venelles de Zeelande, les ados s’embrassent avec la même frénésie malhabile et les mêmes rêves fous.

Un monde pareil, rempli de gens pareil, qui vivent, qui s’aiment, qui jouissent et qui meurent, pareil.

Et puis il y a des McDo le long des autoroutes en Hongrie, des H&M dans les anciens centres d’achats soviétisants de Roumanie, des KFC (PFK) au bord de la mer Noire, des Starbuck au pays du café grec,…

On est tous pareil, mais ce qui me déprime, c’est que le monde consomme tout pareil.

Ceci dit, vous me connaissez (et si vous ne me connaissez pas vous pouvez toujours consulter les archives d’Urbania) je ne suis pas à une contradiction près. Hier, à Athènes, nous aurions pu choisir un concert de bouzouki ou aller danser le sirtaki dans un bar de Plaka… Nous sommes plutôt allés au concert The Wall de Roger Waters au stade Olympique. Et nous nous sommes retrouvés au milieu de dizaines de milliers de Grecs fans de Pink Floyd à crier contre le guerre, à siffler le capitalisme et à applaudir les solos de guitare. À part les nuages de fumée de cigarettes, les étoiles dans le ciel et Roger Waters qui parle en grec, on aurait pu se croire au stade Olympique de Montréal. C’était pareil.

Mon fil Twitter tourne au ralenti pendant mon tour d’Europe avec mon fils et puis avec mon père, mais vous pouvez quand même le suivre : @pascalhenrard

Je posterai, comme on envoie des cartes postales, quelques images de ce voyage sur Instagram, sur Twitter ou même sur Facebook avec le mot clic #Eurotrip2CV

A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
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