Derrière la ligne bleue des Vosges #eurotrip2CV

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Split est loin. Et pourtant pas tant que ça. Mais depuis Split et la Croatie, nous avons fait du chemin et… 7 pays.
La vieille ville de Split a poussé au cœur des restes du Palais de l’empereur Dioclétien. Ça en fait une ville hétéroclite. Des immeubles du Moyen-Âge accotés aux vieux remparts impériaux, des chapelles installées dans les anciennes fortifications, des appartements aménagés dans les tours de garde, des maisons de l’époque vénitienne entourées de colonnades romaines, des trottoirs de marbre usés par 1600 ans de promeneurs, des églises bâties dans des restes de temples, des caves et des sous-terrains immenses qui soutiennent la ville depuis le IVe siècle sans faillir ,…
C’était la fête de Dioclétien le soir où nous étions là. Les Croates ont adapté le party à leur manière: match de foot entre légionnaires, défilé du ballon comme si c’était un dieu, tambour major accompagnés d’oriflammes, discours en serbo-croate… La foule des touristes qui se bouscule pour immortaliser ce moment artificiel.
IMG_6476Après Split, la route du bord de mer vers le Nord. La côte Dalmate est vraiment magnifique… et les touristes le savent. Ils s’y précipitent par centaines de milliers. Nous avons été pris dans des dizaines de kilomètres de bouchons avant de prendre l’autoroute qui s’enfonce après Zadar au cœur de la Croatie. C’est un autre paysage, sauvage, grandiose, peu peuplé, montagneux, couvert de forêts,… Loin de la mer et pourtant pas si éloigné d’elle. Avant Zagreb, nous avons bifurqué vers la Slovénie. Un paysage de plus en plus montagneux, de plus en plus vert, de plus en plus couvert de nuages. Il faisait même frais.
J’ai aimé Ljubljana. Nous avons juste eu le temps de faire un rapide petit tour. Mais la ville est belle, à échelle humaine, comme un gros Plateau Mont-Royal devenu capitale. Les Ljubljananois (?) sont dynamiques, on y sent un esprit créatif, un urbanisme centré sur les gens, pas sur les autos, une vie paisible, pas immobile.
Nous avons continué encore vers le Nord, un peu plus à l’Ouest. Petit tour à Bled, haut lieu du tourisme slovène, et puis la frontière autrichienne, des montagnes de plus en plus hautes, des villages fleuris, des beaux chalets là-haut sur la montagne.
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Entrer en Italie. Les Dolomites se découpent dans le ciel. La route zigzague entre les pâturages verts, les villages, les églises, les granges de pierres et de bois. Le soir tombe derrière la masse noire des montagnes, pas une seule place pour loger. La route remonte vers l’Autriche par le col du Brenner. Le village frontière autrefois tellement animé par le passage d’un pays à l’autre est presque vide. Les guérites de douaniers ne servent plus à rien, les hôtels n’accueillent plus les touristes en transit entre deux pays. On trouve sans problème une chambre à l’hôtel Olympia, un souper délicieusement italien, une grappa,…
La descente vers Innsbruck. Les routes accrochées aux Alpes autrichiennes en direction de la Suisse. Des lacets plus escarpés que jamais. La 2CV qui grimpe près du ciel, la route est tellement raide qu’il y a des moments où je dois la monter en première. Des cols près des sommets enneigés. Et la descente vers la frontière helvétique. Détour par le Liechtenstein. Qui va au Liechtenstein? Petit pays artificiel à l’histoire un peu tordue. Vaduz, sa mini capitale de 30 000 habitants est une petite ville paisibles, chic et, manifestement, très très riche. Lunch sur une terrasse. Facture digne d’un resto sur la 5e avenue à New York. Que cachent tous ces bureaux installés dans des petites bâtisses modernes de béton et de verre que surveille d’un œil sévère le château princier (qu’on ne visite pas)? On traverse un pont. Déjà la Suisse.
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Par l’Est, la Suisse allemande est belle. Petites routes de montagne encore. Petits villages de cartes-postales. Mais plus on se rapproche de Zurich, plus le paysage devient industriel, banlieusard, urbain. Le trafic s’intensifie. L’heure de pointe approche. Les 350 km qui nous séparent du but de notre voyage ne sont ni très beaux ni très intéressants. On décide d’embarquer sur l’autoroute. Désormais, la conduite devient automatique. Avant Bâle, on entre en Allemagne. À Mulhouse, on traverse le Rhin. Nous voilà en France, le sixième pays de la journée, le 21ème depuis le début du trip. Maintenant, la Deux Chevaux sent l’écurie toute proche. Elle connaît le chemin. Au Col de Bussang, elle retrouve son département, les Vosges. Et puis le village d’Harchéchamps enfin! La maison familiale, le garage, le bout du voyage… Près de 11 000 km sur les routes d’Europe. Et autant d’images à classer dans ma mémoire vive.
Pendant quelques jours, je me « pause » dans les Vosges. Balades en vélo, soupers de famille, nettoyage de l’auto (elle en a bien besoin la petite..), confitures de groseilles (les mirabelles ne sont pas encore mûres), quiches lorraines, lecture, hamac,…
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A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
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Un commentaire pour Derrière la ligne bleue des Vosges #eurotrip2CV

  1. Hélène Meunier dit :

    et Mtl bientôt😉 xx

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