L’inconfort du voyageur #eurotrip2CV

imagePartis du cocon familial de Bruxelles il y a plus de deux mois, nous sommes d’abord passés par le sofa rassurant d’un ami à Amsterdam, puis quelques nuits de camping en Hollande et au Danemark, la cabine de bateau d’une auberge de jeunesse flottante à Berlin, l’appart d’un autre ami à Prague, un petit studio de musicien à Vienne, une chambre chez l’habitant à Budapest, du camping civilisé en Hongrie, à la ferme en Roumanie, sauvage dans les Carpates, un hôtel soviétisant en banlieue de Bucarest, des campings en ruines sur le bord de la Mer Noire, le salon d’un ami en Grèce, une petite maison sur le bord de la mer de Corinthe, une chambre chez une vieille dame au Monténégro, chez une buveuse de gros rouge à Dubrovnik, chez un dynamique guide touristique à Mostar, chez un couple timide à Split, des hôtels en Macédoine, en Albanie, en Slovénie et à la frontière austro-italienne,…
Voyager c’est forcément bouger, s’adapter.
IMG_4743Devoir changer de lit tous les jours. Trouver un camping. Ne pas savoir de quoi demain sera fait. Suivre un chemin sans suivre un programme. L’instabilité de la nouveauté permanente. Devoir assumer la responsabilité de ses choix. Constamment. S’enfoncer dans un monde inconnu, de plus en plus loin de tout repère connu. Apprendre presque tous les jours à dire merci dans une autre langue. Avoir l’impression d’être analphabète. S’éloigner des grands axes, des grandes villes. Pénétrer dans le mystère des forêts de Transylvanie. Traverser des noms bizarres, des villes d’un autre temps, des lambeaux de murs de fer. Ne pouvoir ni faire demi tour ni aller plus loin. Le luxe de se remettre à chaque tournant en question.
C’est aussi chercher le juste équilibre pour que le compagnon de voyage y trouve son compte, que le co-pilote ne soit pas seulement un porte-carte mais fasse également partie de l’aventure.
Est-ce que mon fils a aimé? Est-ce que mon père a apprécié? Je crois que oui. Au fil du temps, des bribes de voyage reviendront nous plonger dans la fébrilité du trip et nous relanceront sur les routes sinueuses d’une drôle d’équipée. De l’inconfort du voyage fleuriront des souvenirs enjolivés d’un été pas comme les autres.

A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
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2 commentaires pour L’inconfort du voyageur #eurotrip2CV

  1. Jean-Jacques Stréliski dit :

    Si je peux me permettre Pascal, tu dois pousser plus loin l’écriture de tout ceci. La relation père du fils qui devient fils du père, et leurs dialogues réciproques, intérieurs et extérieurs, est particulièrement intéressante. Merci encore. Bon retour.

  2. J’ai hâte d’entendre vos histoires combinées (père/fils) à la maison. Vos souvenirs communs se ranimer avec des étoiles dans les yeux… j’ai les étoiles de fiston pour l’instant, il me manque l’autre version😉

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