Comme un mardi

Les mardis ont quelque chose de plus que les lundis. Ce n’est plus tout à fait le dur lendemain du week-end. Mais ce n’est pas encore le mercredi, nombril de la semaine, et encore moins le jeudi, promesse d’une autre fin de semaine qui approche.

Regardez la une de vos sites d’informations. On y parle les mardis si peu de choses importantes. Tellement peu qu’on nous rejoue un vieux scénario de lendemain d’élections.

Au sommet du classement abject des jours de la semaine, le samedi se dispute avec le dimanche le haut du podium, la médaille de la journée la plus courue, la palme du plus important jour de la semaine. Le samedi a l’avantage d’être arrivé le premier. Mais le dimanche a depuis des siècles et des siècles le privilège d’avoir été couronné, dans les religions les plus cruciphiles, jour du seigneur.

Et si nous vous demandions ici, solennellement, de départager le samedi du dimanche, que diriez-vous ?

Le samedi était autrefois consacré aux courses dans les temples de la surconsommation alors que le dimanche était dédié à l’oisiveté, la vacance, les histoires de cultes, les siestes sur le canapé et les gueuletons en famille. Mais depuis que les magasins sont ouverts sept jours sur sept, presque 24 heures sur 24, rien, ou si peu, ne distingue un jour de repos d’un jour de labeur. Mêmes les dimanches ne sont plus sacrés et les samedis désormais servent aussi bien au ménage qu’aux heures supplémentaires.

Le lundi, jour de scrutin, est si triste que nous n’en parlerons même pas. Le mardi, je vous l’ai dit, n’a rien à dire. Le mercredi hésite encore entre le début de la fin de la semaine. Le jeudi, prémisse de jours meilleurs, ne tient pas toujours toutes ses promesses.

C’est pourquoi je déclare le vendredi grand gagnant du top sept des jours de la semaine. Encore trois dodos. Surtout depuis que le vendredi est le lendemain de la paye.

 

Voyager en groupe, c’est malin…

Aujourd’hui, je suis tombé par hasard sur cette campagne de De Lijn, la société de transport flamande. Elle date de quelques années déjà. Mais je ne l’avais jamais vue.

C’est rafraîchissant et rigolo en ces temps où l’autonombrilisme encombre nos routes et la rage au volant prend le dussus sur le civisme.

La réalisation est léchée. Les scénarios amusants.

Et même si les situations sont absurdes et n’ont aucun rapport avec la marque, le service et le produit qu’elles sont sensées vendre, cette campagne a l’avantage de mettre le transport en commun de l’avant de manière audacieuse, sympathique et mémorable.

Est-ce que ça vous donne le goût de prendre l’autobus ou le métro (à Montréal, nous n’avons pas encore de tram), ou même de faire du co-voiturage? Le goût, peut-être pas. Mais l’idée… peut-être.

Faites votre chèque au receleur général…

antiNous vivons dans une société menée par le fric et détournée par le pognon. Je ne vous apprends rien. Mais vous êtes vous déjà demandé où allait tout cet argent que vous deviez verser périodiquement au receleur général, au ministre du revenu, aux municipalités, aux commissions scolaires et autres puits sans fond ? Lire la suite de « Faites votre chèque au receleur général… »

Intimidation: et si on en riait?

L’intimidation n’est pas seulement un ministère de notre nouveau gouvernement, c’est surtout une situation préoccupante dans les cours et les cours d’écoles.

En Argentine, au lieu de menacer les intimidateurs, de les stigmatiser, voire même de les intimider en retour comme le font certaines actions contre l’intimidation dans nos contrées frileuses, une nouvelle campagne de sensibilisation prend ça à la rigolade.

Ce qui amuse et valorise le plus les intimidateurs, c’est que les nerds ou les geeks qu’ils terrorisent se sentent… intimidés. Si, au contraire, ceux-ci prennent ça avec philosophie, s’ils affirment avec humour qu’à leur tour un jour ils pourraient devenir les « boss », les rôles sont inversés, le pouvoir de force bascule dans le camp des intimidés et les méchants deviendront des perdants qui à leur tour feront rire d’eux.

Est-ce que le ton de ce message est juste? Est-ce que cette pub changera réellement des comportements? L’idée de faire des personnes intimidées des héros ordinaires me semble intéressante. Elle a cependant été occultée par l’envie flagrante de réaliser un clip rigolo avec une chanson entraînante que tout le monde aime.

On retiendra sans doute surtout la chanson. Moins le message.

Sans-abris: le monde invisible

homelessImaginez que le SDF que vous croisez ce matin affalé sur ses cartons soit votre père, votre sœur, votre oncle, votre meilleure amie… Imaginez que sous le tas informe de vêtements sales, le sans-abri qui secoue son petit gobelet dans lequel traînent quelques petites pièces soit quelqu’un de votre famille, un ami proche, quelqu’un que vous aimez… Lire la suite de « Sans-abris: le monde invisible »