Tout ne va pas si mal

10675601_1486018295019951_7121850530101670084_nIl est de bon ton de voir, de dire et d’écrire que tout va mal. Les chroniqueurs à gauche comme à droite au fond du couloir surfent sur la vague du tout va mal depuis qu’ils ont appris à écrire. Ne me suis-je pas déjà, moi aussi, plaint du mal que nous font les taxes ou des méfaits de l’harperisation du Canada?

Certains, d’ailleurs, ne voient qu’en noir. Lorsque vous leur parlez du soleil, ils grimpent aux rideaux en répliquant que le soleil est la première cause d’ombre sur notre planète.

On célèbre les 25 ans de la chute du mur de Berlin. Au lieu de souligner cet événement rempli d’espoir, au lieu d’y voir des raisons de croire, les tristes pensants nous ressortent la litanie des murs qui existent encore et toujours.

Peut-on parfois se réjouir ?

Plusieurs études rappellent le caractère de plus en plus sécuritaire de nos sociétés modernes et aseptisées. Les oiseaux de malheur se font aller la plume pour brandir le spectre d’Ebola, la crainte de la violence, la peur des armes à feu.

Peut-on parfois se fier à la réalité qui n’est pas toujours aussi sombre qu’on voudrait le croire?

Tout ne va pas si mal et notre condition humaine ne s’est jamais si bien portée de toute l’histoire de l’humanité. Mais si vous osez le dire ou, pire, l’écrire, comme je viens de le faire, attendez-vous à la horde des pessimistes patentés pour vous rappeler les petites et les grandes misères du quotidien.

Remarquez, ils n’ont pas tort. Elles existent ces misères. Il ne faut pas les négliger. Et les raisons de se révolter ne manquent pas. Mais il ne faut pas non plus brosser un tableau uniformément négatif de notre existence.

Bien sûr les guerres du Moyen-Orient, la folie des hommes et les enfants sans enfance. Bien sûr l’impuissance des puissants, la misère des pauvres, les profits à tout prix et la surconsommation. Bien sûr Ebola, le Sida, le cancer et toutes les maladies incurables. Bien sûr la faim, la violence, la peur, la tristesse. Bien sûr.

Mais il y a aussi l’amour, la compassion, la tendresse, le rire d’un enfant, l’insouciance d’un matin, la promesse de l’aube, un geste d’amitié, une parole d’encouragement.

Le monde pourrait être encore meilleur. Mais à force de broyer du noir, on finit par oublier que la lumière existe.

Texte publié dans le Huffington Post

A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
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