Cyclistes: la chasse est ouverte

VÉLOLa belle saison n’est pas seulement celle du retour des petites robes blanches, des terrasses, des bedaines et des coups de soleil. C’est aussi celle des hordes de cyclistes et de leurs prédateurs.

Le jour même où le maire de Montréal chevauchait fièrement un Bixi pour annoncer le retour du vélo en libre-service dans la métropole, une cycliste perdait la vie sous les roues d’un poids lourd à Laval.

L’automne passé, un policier de Québec a happé mortellement un cycliste.

L’année dernière, une jeune femme qui allait paisiblement au travail en vélo s’est fait abattre par un camion en pleine ville sous un de ces horribles viaducs du Canadien Pacifique .

En 2010, rappelez-vous, un véhicule lancé à vive allure sur une route de campagne a fauché à Rougemont un groupe de cyclistes. Bilan trois morts et deux blessés.

En 2012, 1 954 cyclistes ont été victimes d’un accident impliquant un véhicule, 13 sont décédés et 88 gravement blessés. Les poids lourds causent la mort d’un tiers des cyclistes. Plus de 90 % des accidents impliquant des vélos arrivent dans les rues où la circulation est limitée à 50 km/h et moins. Mais il est plus mortel de faire du vélo en campagne qu’en ville puisque seulement 3 % des accidents avec cyclistes surviennent sur des routes de campagne, mais on y dénombre plus de 33 % des décès de cyclistes.

Si les attitudes ne changent pas, le vélo continuera d’être pour l’humain une activité aussi dangereuse que la promenade en forêt pour le chevreuil.

Il ne faut pas obliger les cyclistes à être plus visibles. Il faut obliger les automobilistes à faire plus attention.

Bien sûr, les cyclistes doivent rouler PRUDEMMENT. Je rappelle d’ailleurs à cet effet que les sens uniques sont faits pour aller dans un seul sens. Ce n’est pas compliqué de prendre 20 mètres plus loin la rue suivante qui est, presque toujours, dans l’autre sens… Les panneaux STOP sont faits pour s’arrêter, les trottoirs pour que les piétons trottent et les feux rouges pour attendre qu’ils passent au vert.

Mais je me dois d’insister aussi auprès des automobilistes qui ont oublié que la rue ne leur appartenait pas et que s’il y a un vélo devant eux, ce n’est pas au vélo de se rabattre au ras des autos stationnées, au risque de recevoir une portière dans la gueule, mais que c’est à eux, les automobilistes, de ralentir et d’adapter la vitesse de leur engin aux véhicules plus lents avec qui ils partagent la chaussée.

Sur ce, chers confrères cyclistes, bonne balade! Et, chers amis automobilistes, bonne chasse!

Texte publié dans le Huffington Post.

A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
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