N’essayez pas de me convaincre de voter contre les conservateurs

29 sept 2015Chers amis Facebook, chers chroniqueurs de mon journal, chers blogueurs, chers Twitterophiles, épargnez-moi vos 10 raisons de voter contre Stephen Harper, vos rappels navrants des politiques désastreusement rétrogrades de l’équipe de ringards créationnistes qui nous dirigent ou vos exhortations à sauver l’environnement, le Canada et la planète du péril conservateur. Ça ne sert à rien.

Depuis le 3 août, je sais pour qui je vais voter.

Dès lors, je me suis efforcé de me tenir loin des nouvelles politiques aux relents fétides de déjà-vu et à l’arrière-goût amer de retour vers le passé.

Mais j’ai beau fermer la radio à l’heure des infos, zapper les sites de nouvelles, ne plus allumer la télé, fréquenter le moins possible Facebook ou Twitter et ne pas ouvrir le journal avant les pages culturelles, je ne peux faire autrement que de constater que toutes celles et tous ceux qui m’entourent clament à cor et à cri de ne pas remettre le régime pétro-militaro-anti-scientifique de Stephen Harper au pouvoir.

Ce n’est pas moi qu’il faut persuader.

Ce sont les travailleurs du pétrole sale de l’Alberta qu’il faut convaincre. Ce sont les auditeurs des radios poubelles de Québec qu’il faut éduquer. Ce sont les petites madames qui ne sont jamais allées plus loin que le Tim Horton du coin et qui sont convaincues que nous sommes à la veille de nous faire envahir par Daech qu’il faut rassurer. Ce sont les mésinformés, les anxieux, les avachis, les reclus de la réalité, les gardiens farouches d’un confort à crédit qu’il faut ramener à la raison.

Ceux-là ne sont pas abonnés Devoir, ils ne lisent pas le National Post, ils ne sont pas mes amis Facebook, ils n’écoutent pas Anne-Marie Dussault, ils ne suivent pas les Tweets des intellectuels qu’ils trouvent snobs ou les blogues des philosophes qu’ils trouvent inutiles. Ils croient que les humoristes sont des leaders d’opinion et qu’on peut s’informer en écoutant les lignes ouvertes.

N’essayez plus de me convaincre de voter contre les conservateurs, chers amis Facebook, chers chroniqueurs de mon journal, chers blogueurs, chers Twitterophiles. Trouvez plutôt une tribune plus ciblée pour diffuser vos appels à l’anti-harperisme. Ce n’est pas en convainquant les convaincus qu’on va convaincre les timorés et rassurer les indécis.

Assez parlé politique! Le ciel est vif, l’air est clair. Profitons de la vie avant que Stephen Harper ne nous la gâche définitivement.

 

Texte publié dans le Huffington Post.

A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
Cet article, publié dans Huffington Post, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s