Élection américaine : scénario catastrophe

Il y a trop d’indices pour ne pas avoir peur. Trop de signes qu’une attaque imminente se prépare. Trop de détails qui n’en sont pas. Trop d’incidents mineurs aux conséquences incalculables. Et si le soir des élections américaines des cyberterroristes s’attaquaient à tous les réseaux en même temps ?

Il y a un peu plus d’une semaine, la côte Est des États-Unis a subi une cyberattaque majeure, Twitter, Spotify, PayPal, le New York Times, le Wall Street Journal… de nombreux sites ont été bloqués.

Il a suffi que la compagnie américaine Dyn, qui fournit des services de gestion de noms de domaine sur internet, soit victime d’une vaste attaque informatique provenant de millions d’appareils connectés comme des webcams, des imprimantes ou des thermostats. Ces derniers ont été infectés par un virus qui les a contraints à envoyer automatiquement des requêtes pour submerger les serveurs et provoquer un « déni de service ».

Ce n’est qu’un des trop nombreux épisodes d’une cyberguerre qui nous infecte sourdement.

Le scandale à répétition des courriels d’Hillary Clinton, les étranges révélations de Wikileaks, les liens obscurs entre le candidat républicain et les russes, les blocages de sites,… tous ces signes ne sont pas anecdotiques.

Quelque chose se prépare. Il y a dans l’air le parfum malsain d’un conflit occulte et dans les fibres de nos ordinateurs des virus latents qui n’attendent qu’un signe pour faire leur travail de contamination.

emmission-838J’ai écrit les scénarios de la série documentaire Hackers diffusée actuellement sur ICI-Explora. Je m’y connais un peu en matière de scénarios catastrophiques.

Imaginez maintenant que toutes ces petites attaques qui ont infecté nos serveurs, ont ralenti notre travail de bureau et ont bloqué l’accès à nos réseaux sociaux préférés n’étaient qu’une répétition générale de quelque chose de plus grand.

Imaginez que le 8 novembre prochain, tous les systèmes plantent. Plus d’info qui circule, plus de médias pour diffuser la nouvelle, plus de fil d’antenne à la télé. Imaginez qu’un virus informatique s’empare des systèmes de contrôle aérien, qu’il bloque les aéroports, qu’il fasse planter le réseau informatique des frontières, qu’il y ait une panne d’électricité généralisée… Ce n’est même pas un scénario catastrophe, c’est déjà arrivé en 2003 à cause d’un arbre qui a touché une ligne à haute tension.

Il nous reste une semaine pour espérer que le pire n’arrive pas, que notre société bâtie sur des racines numériques ne s’effondre pas et que la télé ne nous annonce pas qu’un mégalo misogyne va mettre ses pieds sur le bureau ovale de la Maison-Blanche.

Texte publié dans le Huffington Post.

Image tirée de NewRepublica

A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
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