Peut-on gagner la guerre des trolls ?

Pourquoi écrit-on? Pour être lu. Si j’écris ici, là ou ailleurs, c’est avant tout pour que vous me lisiez. C’est ce que vous faites si vos yeux sont arrivés jusqu’ici, merci. Éventuellement, j’écris pour que vous vous amusiez. Accessoirement pour que vous réfléchissiez. Parfois pour vous faire rêver ou vous étonner. Des fois pour la musique des mots et le plaisir des doubles sens. Mais jamais jamais jamais je n’écris pour me faire haïr, encore moins me faire agresser. J’imagine que c’est le cas de tous les blogueurs et de tous les scribouilleurs de l’univers.

Et vous, chers trolls? Pourquoi écrivez-vous? Quel but poursuivez-vous quand vous commentez fielleusement des textes? Que souhaitez-vous quand vous prenez le temps de noircir de vos réflexions, pas toujours réfléchies, la section commentaires des blogues de plus en plus nombreux? Qu’espérez-vous créer, susciter, déclencher en commentant, abondamment, parfois violemment, dans ces espaces qui vous sont offerts gratuitement?

Tous les auteurs sont ravis quand leurs propos suscitent des réactions. Pour ma part, je m’étonne chaque fois que des gens prennent du temps pour apporter leur contribution à des sujets comme l’avenir de la planète, le temps qu’il fait, la circulation automobile, les vapeurs de gaz de schiste, le capitalisme sauvage, l’apathie des politiques, l’appétit des riches, l’extrémisme verbal, la corruption, la collusion, la constitution, la vie, l’amour, la mort…

Lorsque j’écrivais pour Branchez-vous!, Urbania ou le Huffington Post, j’ai eu beaucoup de commentaires constructifs, éclairés, posés. Mais j’ai aussi mon lot de menaces de mort, d’allusions à me faire sauter, d’exhortations à me faire taire. Ça m’a déstabilisé. Ça m’a fait de la peine. Ça m’a même deux fois fait vraiment peur.

Chers trolls, le monde qui vous entoure vous allume. La vie vous fait réfléchir. Et vous avez envie de l’écrire tout haut. Votre spontanéité vous honore. Votre fébrilité à communiquer vous entraîne à occuper avec passion l’espace qu’on met à votre disposition. Des fois votre pensée dépasse cependant la bienséance qu’on appelle à notre époque la netiquette. Faire taire les fâcheux à qui on offre un espace gratuit pour qu’ils s’expriment, ce n’est pas les censurer. C’est respecter ceux qui viennent sur les blogues pour le plaisir de lire.

Il faut parfois savoir comment taire les commentaires.

Dans le blogue du marketing de contenu, on explique aux entreprises comment neutraliser les trolls. La plupart des conseils s’appliquent aussi aux particuliers.

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A propos Pascal Henrard

Associé, créateur de contenu, Esprit de Marque. Auteur (Hurtubise, Isatis, Phoenix). Chroniqueur (Huffington Post, Urbania), scénariste (Télé-Québec, Radio-Canada), concepteur-rédacteur
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