Cannes you feel it?*

On a tous une relation d’amour/haine avec les concours et les remises de prix. Cannes ne fait pas exception à la règle. Au contraire. Le festival international de la créativité est sans doute la quintessence de ce qu’on aime et de ce qu’on déteste.

On y voit des campagnes qu’on ne pourra jamais faire pour cause de budget anémique, de deadline de la mort ou de client frileux. On y découvre des pièces de rêve qui gagnent, mais qui n’ont jamais existé dans la réalité. On y boit plus de rosé en une soirée sur la Croisette qu’en une année au Québec. On y voit des idées qu’on a déjà eues, mais qu’on n’a jamais eu le courage de défendre. On y trouve des raisons d’être jaloux, des causes de burn-out, des occasions de bitcher sur l’industrie. On y ressent l’immensité de son inutilité et on y est confronté au choc de ses limites. On y vit des grands moments de doute, mais aussi des grands moments d’inspiration (et pas seulement à cause de la quantité de rosé ingurgité plus haut).

Pour avoir eu la chance de fréquenter des galas à (attention, pétage de bretelles) Cannes, New York, Bruxelles, Los Angeles et Montréal, dans les milieux de (repétage de bretelles) la pub, la télé, la littérature, les médias, le cinéma et du web, je peux vous affirmer que la plus belle des récompenses, c’est toujours celle du travail bien fait, du client content et de l’auditoire ébloui.

Un Créa, un Boomerang, un Lion, un Promax, ça prend la poussière. Pas les compliments.

On apprend cependant toujours quelque chose d’avoir fréquenté le gratin, d’avoir touché à l’or et, surtout, de s’être gavé, entre deux verres de rosé (encore !), de ce qui se fait de mieux, de plus innovateur et de plus actuel en matière de créativité et de communication.

Bonne fin de festivités de la créativité internationale à ceux qui ont eu le temps de mettre un orteil dans la méditerranée ! Et n’oubliez pas d’aller prendre un petit rosé au Da Laura près de la gare, c’est un peu cher, mais à Cannes, tout est cher.

Heureusement, la créativité, elle, n’a pas de prix.

 

*Festival du jeu de mot pourri et éculé qui rappelle qu’en termes de créativité, et mon ami (attention, name dropping) Joe Lapompe ne me contredira pas, ce n’est jamais facile de faire quelque chose de tout à fait neuf.

 

 

 

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