Pause Guitare: le petit grand festival

Le Festival Pause Guitare d’Albi dont nous revenons tout juste n’a rien à envier à Woodstock, Glastonbury, Lollapalooza ou Benicassim. Il est un poil moins gros mais il est au moins cent fois plus accueillant. Et les Québécois s’y sentent (presque) chez eux.

Il règne à Albi pendant la petite semaine que dure le festival une ambiance particulièrement chaleureuse. Même s’ils ont déjà eu la chance d’accueillir Sir Elton John, Sting, ZZ Top ou feu Joe Cocker, personne ne se prend la tête dans l’équipe d’organisation. Pour la petite histoire, nous avons eu la chance de visiter les coulisses de la grande scène pendant le spectacle de la méga vedette française Vianney. Tristan, le responsable des communications de Pause Guitare, a pris le temps de nous expliquer le fonctionnement, l’implication des bénévoles, les installations, la régie, la sécurité… tout ça alors que devant la scène, 10 000 fans chantaient en chœur avec Vianney.

ZZ-Top

On dirait qu’il n’y a jamais de stress dans le sud-ouest de la France.

Alain et Annie Navarro, les fondateurs de Pause Guitare, appuyés de Manon leur fille et de toute une équipe généreuse réussissent à insuffler à ce petit festival devenu gros un esprit unique et bon enfant qui ne laisse pourtant aucune place à l’improvisation. Rondement mené par une équipe de pros, le festival fait le bonheur de toutes celles et tous ceux que nous avons rencontrés, de la productrice acadienne au stagiaire dont c’était la première expérience en passant par les stars belges de Dalton Télégramme, le bénévole derrière le bar, les fans de M. Pokora ou la propriétaire d’une boutique dans le centre d’Albi.

Les organisateurs s’acharnent aussi à donner de la visibilité à des artistes moins connus et à s’ouvrir à d’autres sonorités moins entendues. Au lendemain de la vitrine consacrée aux Québecofolies, Expérience Acadie a, à son tour, proposé trois artistes acadiens : Dany Boudreau, Pierre Guitard et Joey Robin Haché. Cette fois ça se passait dans le petit village médiéval de Lautrec, au Café Plûm, haut lieu éclectique dédié à la culture et la bonne bouffe.

L’attrait du Québec et du Canada en France est bien réel. L’accent fait sourire, les grands espaces font rêver et l’intense créativité des artistes de chez nous inspire. Des occasions de rencontres comme les festivals estivaux sont des tremplins pour l’avenir. Que ce soit dans un sens comme dans l’autre. Il y a de fortes chances que nous revoyons les artistes des Québecofolies et d’Expérience Acadie tourner en Europe, tout comme il est bien probable qu’on reverra les amis découverts à Albi lorsqu’ils viendront faire un tour de notre côté de l’océan.

J’accompagnais l’équipe des Québecofolies qui fêtera ses dix ans l’an prochain. Peu connues du public, les Québecofolies proposent des vitrines et des rencontres professionnelles lors de grands festivals européens. Elles permettent aux artistes de se produire dans de très bonnes conditions devant les professionnels et les médias.

Texte publié dans le Huffington Post.

Dany Boudreau
Joey Robin Haché
Pierre Guitard

Photos : Clovis Henrard

 

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