MILE EX END : un festival sans logo

«Le Festival est à l’été, ce que la crotte de fromage est à la poutine, écrivais-je il y a plusieurs années. Il y en a un peu partout. Et la sauce brune est aux crottes de fromages ce que le commanditaire est au festival. Il permet de lier le tout. Mais quand il y en a trop, ça donne envie de vomir.»
Ce week-end avait lieu un nouveau festival à deux pas de chez nous. Et contrairement à ce que les festivals en série nous ont habitué, celui-ci n’avait ni logo, ni sponsors ni même, à ce que j’ai compris, de subvention. Ça faisait beaucoup de bien aux yeux et au cœur.

Le MILE EX END était exceptionnel a plus d’un titre. Et ce n’est pas la pluie du dimanche qui a refroidi notre enthousiasme.
Organiser un festival de cette tenue sous le viaduc Van Horne, presque sous les fenêtres de 37e AVENUE, l’idée était séduisante. J’ai sans doute été dans les premiers à acheter des billets pour toute la famille. Après tout, nous sommes une famille de quatre Mile-enders pur café Olimpico.
L’affiche avait tout pour donner envie de ne pas sortir de la ville la fin de semaine de la fête du Travail. Patrick Watson, Suzanne Vega, Tire le Coyote, on est déjà fan. GSYBE, le groupe mythique et mystérieux que je n’avais jamais vu. Il y avait surtout des découvertes : Megative, Busty Bass, Andy Shauf, Lydia Kepenski, Charlotte Cardin,…
Les festivités promettaient de célébrer l’esprit du quartier. Bigarré, créatif, indépendant, profond, tendre, parfois sombre, bon enfant, vibrant,…
La foule ne se marchait pas de dessus pour aller d’une scène à l’autre. Les gens faisaient patiemment la file pour les food trucks. On avait mis plein de tables et de chaises pour que les gens prennent le temps. Les enfants étaient non seulement bienvenus, mais les organisateurs avaient pour eux un tas d’activités conviviales. Le métro était juste à côté. Le prix était accessible pour ce genre d’événement. Le vilain viaduc qu’on déteste tant était un écrin sous lequel on pouvait se mettre à l’abri pendant la prestation tout en douceur de Suzanne Vega ou le show généreux de Patrick Watson. Il y avait même des toilettes pour tout le monde.
Il y a bien eu quelques grincheux qui trouvaient que ça faisait du bruit dans le quartier. Mais à 23 h, tout était éteint. D’autres ont trouvé la sono moyenne. Ça m’a plutôt paru un exploit de réussir à mixer autant de bands dans un environnement de béton hostile. La pluie en a peut-être aussi refroidi quelques uns.
Nous sommes rentrés fatigués, mais comblés. En souhaitant que le MILE EX END conserve son âme, son indépendance, sa convivialité.

Suzanne Vega dans notre jardin. Ou presque.

Aliocha

Godspeep you! Black Emperor à notre porte.
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