On vient tous de quelque part

Pour le prochain magazine URBANIA qui sera lancé jeudi, j’ai joué au reporter. Sur les traces des parents qui ont tout quitté, leur pays, leurs amis, leurs familles, pour donner un meilleur avenir à leurs enfants, je ne suis pas allé bien loin pour trouver des histoires extraordinaires.

Un ami d’école de ma fille vient de Moldavie, une ancienne république soviétique qui croupit encore aujourd’hui dans la corruption et la misère.
Une ex-collègue de travail a fui dans les bras de sa mère et au péril de sa vie la sanglante révolution qui a écrasé le Laos dans les années 1970-80.

On ne prend jamais assez le temps de demander à ceux qui nous entourent d’où ils viennent.

J’aurais pu écrire un livre sur leurs histoires. Ils ont fui la pauvreté, la peur, la corruption, les menaces, une vie sans avenir, une existence sans joie. Ils ont débarqué au Canada les valises remplies de rêves. Ils se sont installés à Montréal où il a fallu tout recommencer. Ils ont grandi ballotés entre l’espoir et les désillusions. Ils ont appris le regard des autres et la morsure de l’hiver.
À l’heure où le Québec déchire sa chemise tricotée serrée sur des questions d’identité, on devrait s’intéresser un peu plus à ce que ces néo-Québécois ont apporté dans leurs bagages.
Grâce à leurs parents qui ont eu la force de tout quitter pour venir s’installer ici, Catalin et Thimalay enrichissent notre société. Je les remercie d’avoir bien voulu me raconter leur histoire dont vous pourrez lire quelques bribes dans le prochain magazine URBANIA.
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