Passer ses journées au salon…

Jour 2 du Salon du Livre de Montréal.

Quand on écrit des livres, le Salon, c’est le moment magique où l’on rencontre ses lecteurs.

 Ou pas.

Grand moment de solitude dans le brouhaha de la foule qui défile. Longue attente du client qui se laissera tenter par une couverture, un titre, un pitch de vente, un sourire,… Lourd silence asséché par l’air vicié de la Place Bonaventure. Ambiance plombée par le béton des lieux. Conversations furtives. Salutations futiles.

Et puis, le miracle.

Une personne arrive. C’est vous qu’elle voulait voir. Elle tient en main un collectif de nouvelles auquel vous avez participé et vous demande de signer votre histoire quelle avait tellement apprécié.

Ou cet autre miracle. Une jeune fille qui vous rappelle qu’il y a quelques années elle était venue vous voir pour faire dédicacer les JJ’s. Elle a lu les 6 tomes. Elle les garde encore, même si ce n’est plus vraiment de son âge.

Un ami passe. Prendre le temps de se parler un peu. Trop peu. Une éditrice vient faire la bise. Lui rappeler que c’est grâce à elle que le Carnet Vert existe. Tiens, Robert! Croiser Fabien. Saluer Pascale. Apercevoir Dominique. Feuilleter le livre écrit il y a deux ans déjà, tomber sur une phrase “La bienveillance est soluble dans le Brouilly” et se dire que rien ne vaut quelques mots.

Et la foule avale les miracles.
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